Home Divertissement Le palais de Buckingham ne s’oppose pas à une éventuelle suppression d’Andrew Mountbatten-Windsor de la ligne de succession

Le palais de Buckingham ne s’oppose pas à une éventuelle suppression d’Andrew Mountbatten-Windsor de la ligne de succession

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Publié le 22 février 2026 à 11h19. L’ancien prince Andrew a été arrêté et interrogé dans le cadre d’une enquête sur des accusations de faute professionnelle, ravivant le scandale lié à Jeffrey Epstein et soulevant des questions sur son avenir au sein de la famille royale britannique.

  • Le roi Charles III a affirmé que la justice doit suivre son cours, tout en assurant son soutien à la police.
  • Andrew Mountbatten-Windsor a été libéré sous contrôle judiciaire après onze heures d’interrogatoire, et des perquisitions ont eu lieu à Royal Lodge et sur le domaine de Sandringham.
  • Des discussions ont commencé au sein du gouvernement britannique et du palais royal concernant une éventuelle modification de la loi pour exclure Andrew de la ligne de succession.

L’arrestation d’Andrew Mountbatten-Windsor, survenue le jour de son 66e anniversaire, marque un tournant sans précédent pour la famille royale britannique. C’est la première fois depuis plus de 350 ans qu’un membre de la famille royale est placé en garde à vue, rappelant la capture du roi Charles Ier en 1647 pendant la guerre civile anglaise.

L’enquête porte sur des soupçons de faute professionnelle dans l’exercice de fonctions publiques, après la découverte de documents suggérant qu’Andrew aurait transmis des informations gouvernementales confidentielles à Jeffrey Epstein et à d’autres contacts alors qu’il occupait des fonctions de représentant commercial. Ces révélations sont issues des millions de pages des dossiers Epstein récemment publiés par le ministère américain de la Justice.

Bien qu’il ait été libéré dans l’attente d’une enquête plus approfondie et sans restrictions particulières, Andrew Mountbatten-Windsor demeure huitième dans l’ordre de succession au trône, malgré la perte de ses titres et fonctions officielles. Pour le retirer de cette ligne de succession, une nouvelle législation serait nécessaire, devant être approuvée par la Chambre des communes, la Chambre des Lords, le roi, et les 14 pays du Commonwealth où le monarque est chef d’État.

Le secrétaire à la Défense, Luke Pollard, a déclaré que le gouvernement travaillait « absolument » avec le palais pour garantir que Mountbatten-Windsor ne se retrouve pas « à un cheveu du trône »

« Nous travaillons absolument avec le palais pour garantir que Mountbatten-Windsor ne soit pas à un cheveu du trône. »

Luke Pollard, secrétaire à la Défense

. Des contacts ont déjà été établis avec le palais concernant d’éventuelles modifications législatives une fois l’enquête terminée.

D’autres partis politiques se sont également exprimés. Les libéraux-démocrates ont indiqué qu’ils soutiendraient une législation visant à le destituer, estimant qu’une accession au trône serait « intolérable ». James Murray, secrétaire d’État au Trésor, a souligné que le gouvernement « n’excluait aucune option », mais a précisé que toute mesure ne pourrait être envisagée qu’une fois l’enquête en cours achevée.

Andrew a toujours nié toute implication répréhensible dans sa relation avec Epstein. Cependant, il est avéré qu’il est resté ami avec le financier américain même après sa condamnation en 2008, lui rendant visite à New York, l’hébergeant au palais de Buckingham et lui envoyant des photographies de famille personnelles. Ghislaine Maxwell, une autre complice de Mountbatten-Windsor, purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour son rôle dans les crimes d’Epstein.

Article original du Le Monde sur l’arrestation d’Andrew Mountbatten-Windsor
Informations complémentaires de la BBC sur la situation d’Andrew Mountbatten-Windsor
Réaction du roi Charles III à l’arrestation de son frère

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