Publié le 23 février 2026 07:26:00. Une réflexion inspirée d’une simple expérience avec des enfants de football met en lumière des principes essentiels pour une communication saine et un leadership efficace, tant sur le terrain qu’au travail.
- Reconnaître et ignorer les critiques gratuites, qui relèvent davantage de l’expression des problèmes de l’autre que d’un véritable retour constructif.
- Éviter de déverser ses frustrations sur son équipe et attendre le bon moment pour donner un feedback pertinent.
- Privilégier l’établissement d’une relation de confiance avant d’oser formuler des critiques, en adoptant une approche à la fois bienveillante et directe.
Une vidéo mettant en scène un entraîneur de football interrogeant un groupe d’enfants a suscité une réflexion profonde sur la manière dont nous réagissons face à la négativité et dont nous communiquons avec les autres. L’entraîneur, confronté à des affirmations telles que « Tu es nul au football », « Tes cheveux sont ridicules » ou « Personne ne t’aime », a posé une question déstabilisante : « Qui a le problème ? ». Les enfants ont immédiatement compris que la source du problème résidait chez celui qui formulait ces critiques.
Cette expérience simple met en évidence trois leçons fondamentales. La première consiste à apprendre à distinguer le « bruit » des retours constructifs. Lorsqu’une personne exprime une négativité sans fondement, sans observation précise, il s’agit souvent d’une simple décharge émotionnelle. La discipline consiste alors à ne pas s’engager, à ne pas se défendre et à ne pas absorber cette négativité. Si la relation le permet, il est possible d’aborder la personne avec empathie : « On dirait que quelque chose vous a contrarié plus tôt. Que se passe-t-il réellement ? »
La deuxième leçon invite à l’auto-évaluation. Il est essentiel de se demander si nous ne sommes pas nous-mêmes la source du problème. Avons-nous été récemment vifs avec un membre de notre équipe ? Nos commentaires ont-ils été plus sévères que nécessaire ? Une règle simple peut être adoptée au sein d’une équipe : ne jamais donner de feedback dans la même conversation où la frustration a commencé. Il est préférable de prendre le temps d’écrire ses observations et d’y revenir le lendemain, afin de s’assurer qu’elles sont toujours pertinentes et ne relèvent pas d’une simple mauvaise humeur.
Enfin, il est important de ne pas confondre l’évitement de la négativité avec l’absence de feedback. Le silence n’est pas synonyme de gentillesse, mais de négligence. La véritable compétence réside dans la capacité à formuler des critiques directes tout en montrant à l’autre que l’on se soucie de lui. Cette approche, qualifiée de « franchise radicale » par Kim Scott, nécessite d’investir préalablement dans la relation, de connaître les préoccupations de l’autre et de lui témoigner un intérêt sincère. Lorsque cette base est établie, les critiques les plus difficiles peuvent être perçues comme des conseils et non comme des attaques.
En résumé, il est crucial de se protéger du bruit, de ne pas en créer pour les autres et, lorsque le moment est venu de dire quelque chose de difficile, de s’assurer que la personne sait que l’on est de son côté. Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez consulter cet article.