Publié le 24 février 2026 à 11h29. Citigroup poursuit le désinvestissement de sa filiale mexicaine Banamex en cédant une participation de 24% à un consortium d’investisseurs, une étape clé vers une introduction en bourse prévue.
Citigroup a annoncé lundi la conclusion d’accords pour la vente de 24% des parts de Grupo Financiero Banamex à un groupe d’investisseurs institutionnels et de family offices, pour une valeur estimée à 2,5 milliards de dollars (environ 2,3 milliards d’euros). Cette transaction marque une nouvelle étape dans la stratégie de Citigroup visant à réduire sa participation dans la banque mexicaine, en vue d’une future introduction en bourse.
Parmi les investisseurs figurent General Atlantic, A Distribuir Sobre (filiale de la société de gestion d’actifs colombienne Sora), BTG Pactual, ainsi que les fonds gérés par BlackRock et Strategic Liberty Capital, sans oublier la Qatar Investment Authority.
La finalisation de cette vente est prévue au cours de l’année 2026. Elle réduira la participation de Citigroup dans Banamex à 49%. Un plafond de détention de 4,9% par investisseur a été fixé, afin de garantir une diversification actionnariale tout en maintenant le contrôle opérationnel.
Cette opération fait suite à une vente précédente en décembre dernier, où 25% des actions de Banamex avaient été cédées à Fernando Chico Pardo, actuel président du conseil d’administration de la banque mexicaine, qui participera également à la conclusion de l’accord avec les nouveaux investisseurs.
Citigroup a précisé qu’elle ne prévoit pas d’autres cessions en 2026, souhaitant laisser le temps aux investisseurs actuels de consolider la valeur de la banque. Selon Ernesto Cantu, directeur des opérations internationales de Citi, le groupe poursuit son plan d’introduction en bourse de Banamex, dont le calendrier et la structure dépendront des conditions du marché et des exigences réglementaires.
Cette stratégie s’inscrit dans une démarche plus large de simplification de la présence mondiale de Citigroup et de concentration sur les marchés les plus rentables, le Mexique étant considéré comme un élément essentiel de ce plan en raison de la taille de son économie et du dynamisme de son secteur bancaire.