Publié le 25 février 2026 11:28:00. Une séance de contrôle tendue au Congrès espagnol a été marquée par des échanges vifs entre les différents partis politiques, notamment sur les questions israélo-palestinienne, la politique économique et les dossiers judiciaires.
- La première vice-présidente et ministre des Finances, María Jesús Montero, a exhorté Podemos à soutenir les mesures gouvernementales pour contrer l’extrême droite.
- Des accusations mutuelles ont été échangées entre le PSOE et Podemos concernant la politique d’armement envers Israël.
- Le PP a critiqué le gouvernement de Pedro Sánchez, l’accusant de compromissions avec des partis controversés et de dissimulation de scandales.
La séance de contrôle au Congrès a été le théâtre de plusieurs confrontations, illustrant les tensions persistantes au sein de la coalition gouvernementale et avec l’opposition. María Jesús Montero a appelé Podemos à faire preuve de responsabilité et à se rallier aux initiatives du gouvernement pour faire face à la montée de l’extrême droite. Elle a qualifié de « curieuse » l’attitude de Podemos envers l’exécutif, en particulier concernant le dossier israélo-palestinien.
Ione Belarra, secrétaire générale de Podemos, a critiqué le gouvernement pour sa lenteur à imposer un embargo sur les armes à destination d’Israël, estimant que cela témoignait d’une certaine complaisance. Elle a interpellé María Jesús Montero sur les relations commerciales entre l’Espagne et Israël, demandant des explications sur le maintien de liens économiques en pleine crise à Gaza.
« Pourquoi avoir maintenu les relations commerciales les plus abondantes de notre histoire avec Israël en plein génocide ? »
Ione Belarra, secrétaire générale de Podemos
L’opposition, menée par le PP, a également été à l’attaque. Alberto Núñez Feijóo a accusé Pedro Sánchez de faire des compromis avec des forces politiques extrêmes, allant jusqu’à suggérer qu’il serait capable de s’allier avec des figures controversées. Il a également dénoncé une tentative du gouvernement de dissimuler des affaires de corruption en utilisant la crise à Gaza comme écran de fumée.
D’autres sujets ont également été abordés lors de cette séance parlementaire. Félix Bolaños, ministre de la Justice, a remis en question la décision du Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) d’archiver les dossiers disciplinaires concernant des juges ayant critiqué Begoña Gómez et Irene Montero. Miguel Tellado, secrétaire général du PP, a accusé le gouvernement de minimiser les crimes commis par l’ETA et de ne pas coopérer pleinement à leur élucidation. Enfin, des discussions ont eu lieu concernant la déclassification des documents relatifs au 23-F, un coup d’État manqué survenu en 1981.
La séance a également été marquée par des interventions concernant la situation en Catalogne et les négociations avec le parti Junts. Pedro Sánchez a exprimé son espoir de pouvoir à nouveau collaborer avec Junts, soulignant son engagement envers cette communauté autonome. Enfin, Gabriel Rufián, porte-parole d’ERC, a salué le travail du ministre des Droits sociaux, Pablo Bustinduy, le qualifiant de « l’un des meilleurs dirigeants que la gauche ait eu depuis des années ».