Des chercheurs russes ont mis au point un outil de prédiction de la calvitie, capable d’anticiper son apparition jusqu’à dix ans à l’avance. Cette avancée, fruit du travail d’équipes de l’Université d’État de Perm et de l’Université polytechnique de Perm, pourrait permettre d’agir en amont sur les facteurs favorisants.
L’étude a révélé que la prédisposition génétique joue un rôle significatif dans l’accélération de la perte de cheveux chez les personnes âgées. Cependant, les scientifiques insistent sur l’importance d’autres éléments, tels que le style de vie, le niveau de stress, l’alimentation et la présence de maladies chroniques, dans le développement de l’alopécie.
Le programme de prédiction développé par les chercheurs combine l’analyse de ces différents paramètres pour évaluer le risque de calvitie chez un individu. Le processus se déroule en deux étapes : une collecte exhaustive de données personnelles, suivie d’une évaluation en laboratoire des caractéristiques du follicule pileux, notamment sa largeur et son épaisseur. Une analyse systématique des informations recueillies permet ensuite d’établir un pronostic.
Selon les développeurs, ce type d’outil pourrait inciter à adopter des changements de mode de vie pour tenter de prévenir ou de retarder l’apparition de la calvitie. Des recherches antérieures ont déjà mis en évidence le lien entre surmenage nerveux et perte de cheveux, soulignant l’impact du stress sur la densité capillaire.
L’Université d’État de Perm, fondée le 14 octobre 1916, est l’une des premières institutions d’enseignement supérieur de la région de l’Oural. Elle est aujourd’hui reconnue comme une université nationale de recherche en Russie.