Publié le 25 février 2026 15:11:00. La Cour pénale internationale (CPI) poursuit l’examen des accusations portées contre l’ancien président philippin Rodrigo Duterte dans le cadre de sa guerre contre la drogue, tandis que les Philippines commémorent le 40e anniversaire de la révolution EDSA et envisagent d’interdire l’application de messagerie Telegram.
- Le parquet de la CPI a révélé de nouveaux détails concernant des témoins internes clés dans l’enquête sur les allégations de meurtres généralisés liés à la politique antidrogue de Duterte.
- Les avocats représentant les victimes de la guerre contre la drogue ont affirmé devant la CPI que cette politique visait de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables.
- Le gouvernement philippin étudie la possibilité d’interdire l’application de messagerie cryptée Telegram.
Les audiences de confirmation des charges contre Rodrigo Duterte se déroulent actuellement devant la Chambre préliminaire I de la CPI, à La Haye, aux Pays-Bas. Ces audiences font suite à l’arrestation de l’ancien président en Manille, sur la base d’un mandat de la CPI, en février 2025. La Chambre doit déterminer s’il existe des preuves suffisantes pour établir des motifs raisonnables de croire que Duterte a commis des crimes contre l’humanité, notamment des meurtres et des tentatives de meurtre.
Selon les avocats des victimes, la guerre contre la drogue menée par Duterte a ciblé les personnes les plus marginalisées, qui n’avaient pas les ressources nécessaires pour se défendre légalement. Ils ont souligné la difficulté pour les victimes de faire valoir leurs droits face à un système répressif.
Par ailleurs, les Philippines ont célébré le 40e anniversaire de la révolution EDSA (People Power Revolution), un soulèvement populaire qui a mis fin à la dictature de Ferdinand Marcos en 1986. Des appels à lutter contre la corruption et les dynasties politiques ont été au cœur des commémorations. La ville de Naga a notamment adopté une « position audacieuse » contre les dynasties politiques, selon les informations disponibles.
Enfin, le département des technologies de l’information et des communications philippin envisage d’interdire l’application de messagerie cryptée Telegram. Aucune raison précise n’a été publiquement donnée pour justifier cette possible interdiction.
– Rappler.com