Publié le 25 février 2026 à 14h57. La Cour suprême indienne a ouvert une enquête de sa propre initiative concernant un chapitre d’un manuel scolaire de huitième année qui aborde la question de la corruption au sein du système judiciaire, suscitant de vives réactions et des inquiétudes au sein de la communauté juridique.
La Cour suprême a décidé d’examiner le contenu d’un manuel de sciences sociales de huitième année publié par le Conseil national de recherche pédagogique (NCERT) qui traite de la corruption dans le système judiciaire et de l’accumulation des affaires en instance. L’affaire, intitulée « In Re : Manuel de sciences sociales pour la 8e année (partie 2) publié par NCERT et questions connexes », sera examinée demain par une chambre composée du juge en chef de l’Inde, Surya Kant, du juge Joymalya Bagchi et du juge Vipul Pancholi.
L’affaire a été portée à l’attention de la Cour suprême par les avocats principaux Kapil Sibal et Abhishek Manu Singhvi, qui ont exprimé leur préoccupation quant au fait que le manuel scolaire semblait cibler spécifiquement le pouvoir judiciaire. Ils ont souligné que la corruption n’était pas mentionnée dans d’autres institutions, telles que le gouvernement ou la bureaucratie.
Le juge en chef Surya Kant a réagi avec fermeté, déclarant qu’il ne tolérerait aucune tentative de diffamer le pouvoir judiciaire.
« Je ne permettrai à personne sur terre de ternir l’intégrité et de diffamer l’ensemble de l’institution »
Juge en chef de l’Inde Surya Kant
Il a précisé qu’il avait été informé de la situation par de nombreux juges de Haute Cour et qu’il avait décidé d’agir de sa propre initiative.
Le juge en chef a qualifié cette inclusion dans le manuel scolaire de « mesure calculée ». Suite à l’expression de son mécontentement, le NCERT aurait retiré le manuel en question.
L’affaire a suscité une vive inquiétude au sein de la communauté juridique indienne, et la Cour suprême a pris des mesures rapides pour examiner la question et protéger la réputation du pouvoir judiciaire.