Publié le 26 février 2026 à 06h47. La ville de Toronto devra investir environ 52 millions de dollars (CAD) sur une période de 13 ans pour déployer des mesures de ralentissement de la circulation dans les zones scolaires, suite à l’interdiction provinciale des radars.
- Le comité des infrastructures de Toronto a renvoyé un rapport au conseil municipal estimant à 52 millions de dollars (CAD) le coût de l’installation de mesures de modération de la circulation dans les zones scolaires.
- Ce besoin découle de la décision du gouvernement de l’Ontario de supprimer les radars automatiques, initialement destinés à améliorer la sécurité routière.
- La ville a déjà installé environ 700 dos d’âne et coussins de vitesse en 2023 et prévoit de poursuivre ces efforts, mais à un rythme qui pourrait s’étendre sur plus d’une décennie.
Le rapport des services municipaux indique qu’il existe 612 kilomètres de routes locales et 163 kilomètres de routes collectrices situées dans les zones scolaires de Toronto qui pourraient bénéficier de l’installation de dos d’âne ou de coussins de vitesse. Ces mesures ne s’appliqueront pas aux 244 kilomètres d’artères principales situées dans les zones scolaires, celles-ci étant conçues pour supporter des volumes de trafic plus importants et des vitesses plus élevées.
Le coût estimé pour l’installation de chaque dos d’âne est de 4 000 dollars (CAD) par emplacement, plusieurs dispositifs étant prévus par pâté de maisons. Le rapport précise qu’en supposant une augmentation modérée de la capacité d’installation annuelle, il faudra environ 13 ans pour couvrir toutes les routes admissibles dans les zones scolaires de la ville.
L’interdiction des radars, décidée par le premier ministre Doug Ford, a suscité des critiques. M. Ford a qualifié ces dispositifs de « piège à argent » , malgré les études, les données municipales et les témoignages de la police qui soulignaient leur efficacité pour améliorer la sécurité routière.
Dans un communiqué, Dakota Brasier, porte-parole du ministère des Transports de l’Ontario, a justifié cette décision par la volonté de « rendre la vie plus abordable pour les contribuables et les conducteurs ». Elle a également souligné le « soutien historique » que la province apporte aux municipalités pour la construction d’infrastructures.
Il est à noter que la ville de Toronto avait initialement demandé l’installation de radars automatiques dès 2016, et que l’ancienne première ministre Kathleen Wynne avait modifié le Code de la route en 2017 pour permettre leur utilisation dans les zones scolaires et communautaires. C’est finalement le gouvernement Ford qui a adopté un règlement en décembre 2019 autorisant les municipalités à mettre en œuvre de tels programmes.