La légende du glam rock Suzi Quatro a électrisé le Royal Concert Hall de Glasgow le 7 avril 2026. À 75 ans, l’artiste a prouvé que sa puissance vocale reste intacte, malgré un second acte marqué par quelques longueurs nostalgiques.
L’icône a débuté sa soirée par une confession sur le poids des années. Bien qu’elle ait perdu un pouce en taille pour atteindre désormais environ 1,55 m (5 ft 1 in), elle a affirmé avec un sourire :
« Je peux toujours hurler tout aussi fort. »
Suzi Quatro
Cette promesse a été tenue lors de l’exécution du titre 48 Crash. Son célèbre cri, signature de l’ère glam et héritage de ses débuts dans les salles de danse de Détroit, a résonné avec une intensité saisissante. Revêtue de son cuir noir, la musicienne dégage une énergie quasi adolescente, une sincérité galvanisante qui a notamment marqué sa reprise de Rockin’ in the Free World de Neil Young, dont elle a dépouillé la colère originelle pour lui insuffler une émotion pure.
Cependant, le spectacle a connu une disparité de rythme. Si la première heure était divertissante et bien cadencée, le second set s’est avéré plus laborieux, ponctué de morceaux moins percutants, de solos fastidieux et de présentations interminables des huit membres de son groupe.
Le moment le plus critique de la soirée fut une rétrospective photographique de sa carrière. En évoquant notamment ses quinze années à BBC Radio 2 et sa nomination aux Sony Radio awards, la chanteuse a livré une séquence comparée à une présentation PowerPoint maladroite, rompant brusquement l’élan du concert.
Heureusement, la soirée s’est conclue sur une note haute. L’enchaînement des titres Can the Can et Devil Gate Drive a offert un final pop explosif, rappelant pourquoi l’artiste demeure une figure incontournable du rock.