Après un arrêt controversé lors de son combat contre Oleksandr Usyk en Égypte samedi dernier, Rico Verhoeven réclame des excuses officielles et l’organisation d’un match revanche.
Le boxeur néerlandais a opposé une résistance notable au champion du monde des poids lourds, frôlant l’exploit avant d’être mis à terre au 11e round. Le combat a été interrompu lors d’une série de coups, alors que des ralentis suggèrent que la cloche signalant la fin du round avait peut-être déjà retenti.
Face à cette situation, l’équipe de Verhoeven a déposé un recours auprès du WBC (World Boxing Council) dès le lendemain matin. Le combattateur de 37 ans a exprimé son souhait d’obtenir une reconnaissance de l’erreur commise par les officiels.

« Je veux juste des excuses. Que pouvons-nous faire d’autre ? Je ne peux rien demander de plus »
Rico Verhoeven
Tout en admettant que l’erreur est humaine, Verhoeven a précisé ses attentes : « Les erreurs peuvent arriver car nous sommes tous humains et c’est acceptable. Mais tout ce que je recherche, c’est : « oui, désolé les gars, cela aurait pu se passer différemment — c’est quelque chose que nous devons examiner et nous espérons que cela n’arrivera plus à l’avenir ». »
Le boxeur espère que cette démarche ouvrira la voie à un second affrontement. Malgré la défaite, il estime avoir marquéencre sur l’adversaire ukrainien :
« Son héritage est incroyable quoi qu’il arrive, mais j’ai vraiment le sentiment que nous avons fissuré l’image de celui que l’on considérait comme invincible »
Rico Verhoeven
Le profil des deux adversaires souligne l’ampleur du défi pour le Néerlandais. Rico Verhoeven a dominé le monde du kickboxing pendant plus de 4 000 jours, mais n’avait disputé qu’un seul combat professionnel de boxe avant cette rencontre, une victoire remportée en 2014. De son côté, Oleksandr Usyk, 39 ans, demeure invaincu en 25 combats professionnels et détient le titre de champion incontesté dans deux catégories de poids, après avoir dominé la catégorie cruiserweight avant de s’imposer chez les poids lourds.