Publié le 2025-10-30 23:21:00. Une comète venue d’au-delà de notre système solaire, la 3I/ATLAS, atteindra son point le plus proche du Soleil ce jeudi 30 octobre. Découverte le 1er juillet dernier par le télescope ATLAS au Chili, elle ne représente aucun danger pour la Terre.
- La comète 3I/ATLAS, troisième objet interstellaire connu, sera à environ 270 millions de kilomètres du Soleil.
- Son orbite hyperbolique confirme son origine extra-solaire et sa trajectoire non fermée autour de notre étoile.
- Les astronomes continueront d’étudier ses caractéristiques à son passage de l’autre côté du Soleil.
Le télescope ATLAS (Asteroid Terrestrial Impact Last Alert System), financé par la NASA et basé au Chili, a détecté le 1er juillet dernier la comète nommée 3I/ATLAS. Ce corps céleste, dont la trajectoire révèle une origine extérieure à notre système solaire, atteindra ce jeudi 30 octobre sa distance minimale par rapport au Soleil.
Selon les informations de la NASA, cette comète ne présente aucune menace pour notre planète. Sa proximité maximale avec le Soleil, et par extension avec la Terre, est estimée à environ 1,8 unité astronomique, soit approximativement 270 millions de kilomètres (ou 170 millions de miles).
La désignation « 3I/ATLAS » reflète plusieurs aspects de sa découverte. Le chiffre « 3 » indique qu’il s’agit du troisième objet interstellaire identifié à ce jour. La lettre « I » signifie « interstellaire », confirmant ainsi que l’objet provient de l’extérieur de notre système solaire. Le nom « ATLAS » rend hommage à l’équipe et au télescope qui ont permis sa détection.
La nature interstellaire de la comète 3I/ATLAS est notamment attestée par la forme hyperbolique de sa trajectoire orbitale. Contrairement aux objets de notre système solaire, son orbite n’est pas fermée autour du Soleil, ce qui implique qu’elle ne reviendra pas.
Les scientifiques du monde entier se penchent actuellement sur la taille et les propriétés physiques de cette comète. Les télescopes terrestres ont pu l’observer jusqu’en septembre de cette année. Alors qu’elle se rapprochait du Soleil ce mois-ci, les astronomes espèrent pouvoir la réobserver début décembre 2025, une fois qu’elle sera réapparue de l’autre côté de notre étoile, permettant ainsi de nouvelles données et analyses.