Home Divertissement Agon review – ice-cold, machine-tooled inspection of the dark side of athletic perfection

Agon review – ice-cold, machine-tooled inspection of the dark side of athletic perfection

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Le réalisateur Giulio Bertelli, fils de la créatrice Miuccia Prada, signe son premier long-métrage avec Agon. Ce film expérimental, présenté à Venise le 29 août, explore la rigueur et la violence sous-jacente de trois disciplines olympiques.

Loin des codes du cinéma traditionnel, Agon se présente comme une œuvre « techno-réaliste » et rigoureusement contrôlée. Le récit suit trois athlètes — spécialisées en judo, escrime et tir — alors qu’elles se préparent pour les Jeux de Ludoj, une compétition fictive. Le film adopte un point de vue distant et froid, presque dépourvu de dialogues dramatiques, créant une atmosphère de détachement clinique.

À travers ce dispositif, Bertelli met en lumière les racines militaires de ces trois sports, rappelant qu’ils étaient autrefois les compétences fondamentales du soldat à l’ère préindustrielle. Cette réflexion sur la violence intrinsèque à la performance s’appuie notamment sur l’inspiration tragique du décès accidentel de l’escrimeur soviétique Vladimir Smirnov en 1982.

« Certains aimeront, d’autres n’aimeront pas. L’indifférence serait le pire. »

Giulio Bertelli, réalisateur

À 35 ans, le cinéaste a choisi de s’éloigner des activités de l’empire familial pour poursuivre son rêve d’enfant. Avec ce premier opus, il cherche à faire évoluer le langage cinématographique en explorant des thèmes universels tels que l’identité, la raison et la gestion de l’attention.

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