Publié le 2025-11-07 14:41:00. Le géant aérien Air France-KLM a confirmé son intention de proposer l’acquisition d’une participation significative dans TAP Air Portugal, dans le cadre d’un processus de privatisation déjà engagé par le gouvernement portugais.
Le groupe Air France-KLM a officiellement manifesté son intérêt pour l’acquisition de 44,9 % des actions de la compagnie aérienne portugaise TAP Air Portugal. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de consolidation du secteur aérien international, où TAP a suscité l’attention d’autres acteurs majeurs.
La privatisation de TAP Air Portugal a été officiellement lancée en septembre 2023, le gouvernement portugais s’étant engagé à céder une partie de ses parts. Le PDG d’Air France-KLM, Ben Smith, a publiquement déclaré la disponibilité du groupe à formaliser son offre, marquant ainsi une volonté claire de participer à l’avenir de la compagnie. Cet intérêt n’est pas nouveau ; des signes avant-coureurs avaient déjà été observés plus tôt cette année, au même titre que ceux de l’IAG (propriétaire de British Airways).
Bien que les détails financiers de la transaction restent à préciser, la date limite de soumission des offres est fixée au 22 novembre. Les propositions devront être adressées par voie électronique à Parpública, l’entité publique gestionnaire des actifs de l’État. Ce délai découle du projet de loi adopté en juillet, qui prévoit la cession de 49,9 % des actions de TAP. L’État portugais conservera 50,1 % du capital. Les 49,9 % restants se répartiront entre les investisseurs privés (44,9 %) et les employés de la compagnie (5 %). Ce schéma vise à combiner un contrôle stratégique pour le Portugal avec l’apport de nouveaux fonds et expertises.
L’histoire de TAP Air Portugal est marquée par une succession de phases de privatisation et de nationalisation. Contrôlée majoritairement par l’État depuis 1991, la compagnie a vu ses tentatives de privatisation antérieures, notamment une coopération avec Swissair, échouer. La véritable privatisation s’est opérée en 2015 sous l’impulsion de David Neeleman (fondateur de JetBlue Airways et Azul) et Humberto Pedrosa. Cependant, dès l’année suivante, un changement de gouvernement a entraîné la reprise du contrôle majoritaire par l’État. Durant la pandémie de COVID-19, le contrôle total de l’État a été rétabli pour assurer la continuité des opérations. Ces interventions et injections financières ont été justifiées par la nécessité d’éviter des pertes supplémentaires, poussant ainsi le gouvernement actuel à stabiliser la compagnie et à lui assurer un avenir pérenne via ce nouveau cycle de privatisation, à la recherche d’un partenaire stratégique solide.