Publié le 2025-11-03 17:14:00. L’équipe américaine American Magic, représentant le New York Yacht Club, a annoncé son retrait de la prochaine étape de la Coupe de l’America à Naples, invoquant des raisons financières et structurelles. Cette décision soulève des questions sur la participation d’autres prétendants et ouvre la porte à de nouvelles équipes désireuses de s’engager dans la compétition la plus prestigieuse de voile.
- American Magic invoque un cadre non propice à une campagne compétitive et viable financièrement.
- La flexibilité du nouveau protocole pourrait attirer de nouvelles équipes, potentiellement intéressées par l’achat du bateau américain.
- Des talents expérimentés sont disponibles sur le marché, facilitant l’intégration de nouveaux concurrents.
Les incertitudes entourant la participation d’American Magic, du prestigieux New York Yacht Club, pourraient bien inciter de nouvelles équipes à se lancer dans la course à la 38e édition de la Coupe de l’America. Alors que les représentants américains ont exprimé des doutes quant à la structure actuelle de l’événement, le Commodore du New York Yacht Club, Jay Cross, a néanmoins affirmé un soutien « total à la démarche visant à moderniser le plus ancien trophée sportif au monde ».
La décision d’American Magic de ne pas participer à la régate de Naples a été explicitement justifiée par Doug DeVos, directeur de l’équipe. Selon lui, la structure de l’événement « ne fournissait pas le cadre permettant à American Magic de mener une campagne hautement compétitive et financièrement viable ». Cette déclaration laisse entrevoir des préoccupations quant à la pérennité financière et à la compétitivité des programmes engagés dans le circuit actuel.
Le retrait américain intervient alors que d’autres challengers, tels que les Italiens de Luna Rossa et l’équipe française K-Challenge, ont débuté leurs entraînements sur des AC40. Si Alinghi a indiqué qu’elle ne reviendrait pas, l’espoir subsiste quant à une éventuelle réintégration. La porte semble désormais entrouverte pour de nouveaux entrants, rendant cette option plus réaliste suite au départ d’American Magic.
Le nouveau protocole de la Coupe de l’America offre une flexibilité accrue, notamment en permettant aux équipes d’acquérir un AC75 existant plutôt que d’en construire un nouveau. Cette disposition pourrait constituer un atout majeur pour une nouvelle formation désireuse de se lancer dans la compétition, surtout si le bateau d’American Magic devenait disponible à la vente. Avant l’événement de Barcelone, la vitesse de l’AC75 américain avait déjà suscité l’intérêt, suggérant un avantage potentiel pour une équipe débutante.
En parallèle, le marché des talents de la voile s’avère particulièrement fertile. Des navigateurs expérimentés comme Tom Slingsby, Paul Goodison et Lucas Calabrese, ayant tous navigué sur des AC75, ainsi que des régatiers tels qu’Andrew Campbell, Michael Menninger et Riley Gibbs, pourraient intéresser d’autres équipes. Tom Slingsby, en particulier, est un nom à suivre de près, compte tenu des rumeurs persistantes d’un possible retour de l’Australie à la Coupe de l’America, lui qui dirige actuellement l’équipe SailGP australienne.
Malgré la clôture initiale des inscriptions fixée au 31 octobre, le directeur général de Team New Zealand, Grant Dalton, a précisé que les challengers avaient jusqu’à fin janvier pour s’inscrire. Cette extension, bien que potentiellement soumise à des frais supplémentaires, est une mesure conçue pour encourager l’émergence de nouvelles candidatures. Dalton a souligné que la possibilité de ne pas avoir à construire un nouveau bateau dès le départ rendait la compétition accessible plus tardivement. L’achat de coques d’occasion, qui peuvent être adaptées pour être aérodynamiquement performantes, élargit considérablement la fenêtre de participation.