Publié le 21 février 2024 14:52:00. L’Iran continue de faire face à une vague de répression suite aux protestations de l’automne dernier, avec des accusations de procès inéquitables et de condamnations à mort, suscitant une condamnation internationale croissante.
- L’organisation dénonce l’utilisation de la peine capitale pour étouffer l’opposition en Iran.
- Plus de 7 000 personnes auraient été tuées lors des manifestations, selon une source indépendante.
- Les États-Unis et l’Union européenne ont imposé de nouvelles sanctions à des responsables iraniens.
Selon une organisation de défense des droits de l’homme, les autorités iraniennes menacent de prononcer des peines capitales à l’encontre de plusieurs manifestants, dont deux mineurs, suite à des procès expéditifs. Aucune confirmation officielle n’a été émise par le pouvoir judiciaire iranien concernant ces décisions.
Il y a une semaine, l’agence de presse Mizan, liée au pouvoir judiciaire, avait annoncé que trois hommes risquaient la peine de mort pour leur participation présumée à des troubles. Le procès de ces individus pourrait aboutir à une condamnation capitale.
L’organisation dénonce une politique délibérée de terreur de la part des autorités iraniennes. Diana El-Tahawy, directrice adjointe du bureau régional pour le Moyen-Orient de l’organisation, a déclaré :
« Les autorités font preuve d’un mépris flagrant pour le droit à la vie et à un procès équitable en menaçant d’exécutions rapides après des procédures bâclées. »
Diana El-Tahawy, directrice adjointe du bureau régional pour le Moyen-Orient
Elle estime que cette stratégie vise à « semer la peur et à briser la volonté de ceux qui aspirent au changement ».
Les manifestations en Iran ont éclaté sur fond de difficultés économiques croissantes et ont été accueillies par une répression sévère. L’agence de presse Human Rights Activists News Agency (HRANA) affirme que plus de 7 000 personnes ont perdu la vie lors des affrontements, un chiffre contesté par le gouvernement iranien qui en dénombre 3 117.
La communauté internationale a réagi en imposant des sanctions. Les États-Unis ont ciblé de hauts responsables iraniens impliqués dans la répression, tandis que l’Union européenne a sanctionné 15 individus et 6 entités liées aux événements.