Publié le 13 février 2026 à 23h34. Le directeur de l’équipe McLaren, Andrea Stella, tire la sonnette d’alarme concernant la sécurité en Formule 1, appelant à des ajustements urgents avant le début de la saison à Melbourne, notamment au niveau des départs, des dépassements et de la gestion de l’énergie.
- Andrea Stella s’inquiète des procédures de départ, qui pourraient entraîner des situations dangereuses en raison de la complexité de la gestion du turbo.
- Il critique la suppression du DRS et l’introduction de l’aérodynamique active, qui rendent les dépassements plus difficiles.
- Stella met en garde contre les risques liés aux techniques de levée et de roue libre utilisées pour économiser de l’énergie, susceptibles de provoquer des collisions arrière.
À l’issue des essais à Bahreïn, Andrea Stella a exprimé ses préoccupations face à plusieurs aspects de la nouvelle réglementation, estimant qu’ils compromettent la sécurité des pilotes. L’Italien a insisté sur la nécessité d’une action rapide de la part de la Formule 1 et de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile).
Les départs sont au cœur de ses inquiétudes. Avec l’arrivée des moteurs V6, les pilotes doivent maintenir l’accélérateur pendant environ dix secondes pour atteindre la pression de suralimentation nécessaire. Un timing imparfait peut entraîner un démarrage lent ou l’activation du système anti-dérapage. L’incident survenu avec Franco Colapinto (Alpine) lors des essais, où sa voiture a tonneau, illustre les dangers potentiels. De plus, le timing serré des départs ne laisse pas aux pilotes suffisamment de temps pour préparer correctement le turbo.
« Nous ne parlons pas de votre vitesse en qualifications. Nous ne parlons pas du rythme de course. Nous parlons de sécurité sur la grille de départ. »
Andrea Stella, directeur de l’équipe McLaren
Stella souligne que la sécurité sur la grille de départ doit primer sur les considérations compétitives et que des ajustements simples peuvent y remédier. Il propose notamment de revoir le timing des départs pour donner aux pilotes une plus grande marge de manœuvre.
L’autre point de préoccupation concerne les dépassements. La suppression du DRS (Drag Reduction System), qui permettait à la voiture suivante de bénéficier d’un avantage aérodynamique, et l’introduction de l’aérodynamique active, qui aplatit les ailes avant et arrière sur les lignes droites, rendent les manœuvres de dépassement plus ardues. Les pilotes de McLaren ont confirmé cette difficulté lors des essais à Bahreïn.
Stella estime que le mode Boost, censé compenser l’absence de DRS, ne suffit pas, car les voitures manquent souvent d’énergie disponible. Il suggère de réduire la puissance électrique maximale autorisée en course (actuellement 350 kW) pour que le mode Boost soit plus efficace et que les dépassements restent possibles.
Enfin, Stella met en garde contre les risques liés aux techniques de levée et de roue libre, utilisées pour récupérer de l’énergie en fin de ligne droite. Ces manœuvres peuvent créer de grandes différences de vitesse et augmenter le risque de collisions arrière, comme cela s’est déjà produit par le passé avec Mark Webber et Riccardo Patrese. Il propose d’ajuster les réglementations concernant le « superclipping » – le phénomène par lequel les voitures gagnent de l’énergie en roulant à plein régime – pour réduire le besoin de ces techniques potentiellement dangereuses.
Une réunion de la Commission de Formule 1, réunissant les 11 équipes, la FIA et le détenteur des droits commerciaux FOM, est prévue la semaine prochaine. L’objectif est de finaliser les derniers ajustements avant le début de la saison en Australie le 8 mars. Il reste à voir si un consensus sera trouvé, mais la FIA pourrait imposer des changements si nécessaire pour garantir la sécurité des pilotes.
© Images de sport automobile
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