Le retour sur le ring d’Anthony Joshua, initialement espéré pour la fin de l’année 2025, est désormais sérieusement remis en question. Selon son promoteur, Eddie Hearn, le champion britannique ne devrait pas remonter sur le ring avant février 2026, potentiellement lors d’un événement majeur en Afrique.
Alors que l’échéance de décembre 2025 se rapproche à grands pas, Hearn a précisé à ESPN : « À l’heure actuelle, le scénario le plus probable est un retour en février. » Il a ajouté que si un combat en décembre était encore une possibilité infime, cela nécessiterait une décision imminente, étant donné le temps requis pour la préparation intensive. « Il y a l’entraînement général, et puis il y a l’entraînement pour une date précise. Si cette date est en décembre, il faudrait qu’il le sache très bientôt. »
Ce report signifierait, pour la première fois de sa carrière, qu’Anthony Joshua n’aura pas combattu durant une année civile complète. Eddie Hearn a reconnu que l’idéal serait un combat en co-vedette pour permettre à Joshua de retrouver le rythme sans la pression d’un événement principal imposant, mais il concède que la stature de son protégé rend cette option difficile à concrétiser. « Il combattra en février, quoi qu’il arrive », a affirmé Hearn, « que ce soit un deuxième combat ou son premier retour. » Il a regretté que « chaque fois qu’il combat, il doit le faire dans un grand stade et dans un affrontement plutôt difficile. Ce serait bien d’avoir juste une mise en jambes pour retrouver ses marques. » Hearn attribue cette situation au « succès de Joshua, qui est victime de sa propre réussite. »
La prochaine étape sera déterminante pour le boxeur, qui nourrit toujours l’ambition d’affronter Tyson Fury l’année prochaine. Eddie Hearn a souligné que seul Turki Alalshikh, président de l’Autorité générale du divertissement d’Arabie saoudite, détient les clés pour concrétiser un tel duel. « Notre accord [avec Alalshikh], qui n’est pas encore finalisé, est très proche. Nous allons conclure un accord, mais cela est totalement sans intérêt si Fury n’est pas partant », a précisé Hearn. « La seule personne qui pourra organiser ce combat, c’est Turki Alalshikh. C’est la réalité, compte tenu des sommes astronomiques nécessaires et de la manière dont cet accord doit être structuré. Il est parfaitement positionné pour rendre ce combat possible. » Hearn s’est montré confiant dans la capacité d’Alalshikh à mener à bien les négociations, déclarant : « Une fois qu’il aura finalisé notre accord, il lui suffira de conclure l’autre accord, et ce sera fait. Je parierais toujours sur lui pour y parvenir. »