Arlene Phillips, l’une des pionnières du jury de « Strictly Come Dancing », revient sur son départ abrupt de l’émission de la BBC. Quinze ans après avoir été écartée au profit d’Alesha Dixon, elle exprime sa tristesse persistante tout en réaffirmant son amour pour le programme qui a marqué sa vie.
Lors de son passage sur le parquet de « Strictly Come Dancing », Arlene Phillips était aux côtés de Bruno Tonioli, Craig Revel Horwood et Len Goodman. Son aventure télévisuelle s’est toutefois achevée après seulement cinq ans. La décision de la remplacer, prise en 2009, avait suscité une vive controverse, de nombreux téléspectateurs dénonçant un acte d’âgisme, accusations que la BBC avait fermement réfutées.
Interrogée par le site Express.co.uk lors des Women of The Year Awards, Arlene Phillips n’a pas caché l’émotion que suscitait encore ce souvenir : « Je suis toujours attristée par la manière dont cela s’est terminé. Cependant, dans ma propre vie, j’ai dû surmonter des épreuves qui m’ont blessée et déséquilibrée, et j’ai trouvé le moyen d’avancer. » Malgré la douleur, son affection pour l’émission reste intacte : « J’adore toujours Strictly, c’est une émission incroyable. Cela a été un événement majeur dans ma vie. »
Quant à un éventuel retour sur le plateau, Arlene Phillips préfère rester réaliste, non sans une touche d’humour : « Ils ne me rappelleront jamais. Si je pouvais rêver, alors à 100% je serais là pour donner mon opinion. Ce ne serait pas toujours la même que celle des autres juges, mais c’est précisément ce qui fait une opinion. » Durant son mandat, ses critiques et remarques, parfois déroutantes mais toujours argumentées, en avaient fait une personnalité appréciée du public, malgré les désaccords occasionnels.
Arlene Phillips avait déjà révélé avoir appris son éviction par la radio, une situation qu’elle avait ressentie comme un manque de respect de la part de la BBC. Elle avait confié, lors d’une apparition sur le podcast « The Capsule: In Conversation » de Natalie Anderson : « En tant que femme, j’aurais dû exiger des explications sur le départ d’une femme pour laisser place à trois hommes. J’aurais dû leur demander une analyse. J’aurais dû avoir la force de demander des raisons et, à défaut, des excuses. » Elle avouait cependant : « Je n’avais pas la force, je n’avais pas la volonté. J’étais pathétique. » Elle avait qualifié cette période de « très, très difficile », d’autant plus qu’elle avait perdu son manager et ami proche la veille de l’annonce. « J’étais rongée par le chagrin, sans agent ni manager pour gérer les retombées de mon départ de Strictly, sans avoir été informée. Je ne réalisais pas à quel point j’étais abattue », avait-elle expliqué.