Home International Attention en voyage | Les dégâts causés par les ours s’intensifient dans la préfecture de Chiba, Honshu, devenant ainsi la « dernière terre pure ». La Force d’Autodéfense se rendra demain à Akita pour soutenir

Attention en voyage | Les dégâts causés par les ours s’intensifient dans la préfecture de Chiba, Honshu, devenant ainsi la « dernière terre pure ». La Force d’Autodéfense se rendra demain à Akita pour soutenir

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Publié le 2025-11-04 10:33:00. Face à une recrudescence dramatique des attaques d’ours, la préfecture d’Akita demande le soutien de l’armée japonaise. Parallèlement, une nouvelle carte prédictive développée par l’IA tente d’anticiper les zones à risque.

  • La préfecture d’Akita, l’une des plus touchées au Japon, mobilise la Force terrestre d’autodéfense pour aider à la gestion des attaques d’ours.
  • Le déploiement militaire se concentrera sur le transport de matériel et l’assistance aux chasseurs, sans intervention directe de tir sur les animaux.
  • Une carte basée sur l’intelligence artificielle a été développée pour visualiser et prévoir les risques de rencontres avec des ours dans différentes régions.

La préfecture d’Akita, théâtre d’une série d’attaques d’ours ayant causé trois décès et plus de cinquante blessés cette année, sollicite l’aide du ministère de la Défense. Dès le mercredi 5 novembre, la Force terrestre d’autodéfense (GSDF) devrait être déployée dans la ville de Shikaku, puis dans les zones d’Odate, Kitakakita et d’autres localités pour appuyer les efforts de gestion de cette crise. Les autorités locales ont confirmé que le personnel de la GSDF, aux côtés des équipes préfectorales et des chasseurs, a participé à un exercice le 30 octobre dernier pour se familiariser avec le transport de cages de piégeage et les protocoles de réaction face aux animaux sauvages.

Le soutien apporté par l’armée japonaise se limitera à des tâches logistiques et de soutien. Il comprendra le transport de pièges, l’acheminement des chasseurs pour les patrouilles et la pose de pièges, le déplacement des animaux capturés, ainsi que la préparation de fosses pour leur ensevelissement. La GSDF n’interviendra pas directement pour abattre les ours. D’autres préfectures ont également formulé des demandes d’assistance auprès du ministère de la Défense, bien que l’étendue du déploiement futur ne soit pas encore connue.

Cette année, le Japon a connu une augmentation préoccupante des incidents liés aux ours. Au moins douze personnes auraient perdu la vie dans des attaques. Récemment, la présence d’ours sauvages en plein centre-ville de Morioka, dans la préfecture d’Iwate, a provoqué l’émoi aux heures de pointe. Des observations ont également été signalées dans des sites touristiques majeurs comme Arashiyama et Taiqin, à Kyoto, témoignant d’une expansion inquiétante de ces rencontres.

Dans ce contexte, l’Université Sophia de Tokyo a dévoilé une carte interactive utilisant l’intelligence artificielle pour cartographier les risques de rencontre avec des ours. Cet outil vise à alerter le public et à faciliter la mise en place de mesures de prévention. La carte, développée par le laboratoire Fukasawa de l’université, prédit le risque d’observation d’ours à l’échelle du kilomètre carré et identifie les facteurs potentiels de leur apparition. La précision actuelle des prévisions s’établit à 63,6 %. Les zones les plus touchées, telles que la préfecture d’Akita, la ville de Morioka (Iwate) et Sapporo (Hokkaido), ont déjà été représentées sur cette carte prédictive.

Sur la carte, des marqueurs circulaires (« ○ ») indiquent la probabilité de rencontre, le risque étant plus élevé pour les couleurs foncées et plus faible pour les couleurs claires. Les marqueurs en croix (« × ») signalent les dégâts causés par les ours au cours des douze derniers mois. Cette initiative fait suite à des développements comme le système d’information sur l’observation d’ours Akita Kumadas, lancé en juillet de l’année dernière, qui vise à centraliser et diffuser les données relatives à la présence des ours.

Fait notable, la préfecture de Chiba, située sur la péninsule de Boso, demeure la seule région de l’île de Honshu à n’avoir signalé aucun dégât causé par des ours jusqu’à présent, une particularité qui attire de nombreux visiteurs. Selon Shimo Inaba, chercheur au Musée central de la préfecture de Chiba, bien que l’environnement naturel de la région soit propice à la faune, un isolement historique lié au climat durant la période Jomon (il y a environ 10 000 ans) aurait pu limiter l’espace et les ressources disponibles pour une population d’ours. Aucune preuve archéologique d’une présence ancienne d’ours n’a été découverte, à l’exception d’ornements datant de la période Jomon fabriqués à partir de canines d’ours.

Toru Oi, professeur à l’Université préfectorale d’Ishikawa, confirme que Chiba est le seul comté de Honshu exempt d’ours, sans aucune trace fossile ou historique indiquant leur présence. Il avance que le relief de la péninsule de Boso, largement entourée par la mer sur ses côtes est, sud et ouest, constitue une barrière naturelle significative rendant les déplacements depuis d’autres habitats d’ours particulièrement difficiles. Cette situation géographique isole la péninsule, rendant improbable une future colonisation par des ours.

Des actualités connexes sur le sujet incluent une forte augmentation du nombre d’utilisateurs de la carte Akita Kumadas, soulignant l’intérêt croissant du public pour les informations relatives aux ours.

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