Publié le 19/10/2025 13:25:00. Malgré une météo capricieuse, le gazon généreux du Perth Stadium a servi de catalyseur à une victoire australienne sans appel face à l’Inde. Cette performance sur un terrain rapide et rebondissant offre un avant-goût prometteur pour les prochains Ashes.
- La qualité du terrain a rappelé l’importance des surfaces « vivantes » pour le cricket australien.
- Les lanceurs australiens, même privés de leurs stars, ont fait parler la poudre face à une attaque indienne en difficulté.
- Une affluence record pour un match de l’Inde dans l’Ouest australien témoigne de l’engouement croissant.
Alors que le temps menaçait de transformer la rencontre en une affaire plus longue, la pelouse de Perth a joué son rôle, offrant aux lanceurs australiens Josh Hazlewood et Mitchell Starc un terrain de jeu idéal. Le duo, même en l’absence de Pat Cummins, Mitchell Johnson et Josh Hazlewood, a su exploiter le rebond et le mouvement pour mettre l’équipe indienne sous pression dès le début. Les wickets prématurés de Rohit Sharma et Virat Kohli ont scellé le sort du match avant même que la pluie ne fasse une brève apparition, transformant la fin de rencontre en une formalité.
En l’absence des habituels titulaires, le capitaine australien Mitch Marsh (46 non éliminé) et le jeune receveur Josh Philippe (37) ont aisément conclu la rencontre, assurant la victoire de l’Australie avec 29 balles restantes et sept guichets d’avance. L’affluence de 42 423 spectateurs au Perth Stadium a marqué un record pour un match de l’Inde dans cette région, soulignant l’attrait de voir jouer les meilleurs. Du point de vue de Cricket Australia, le chiffre le plus important était sans doute le « 15 », synonyme du nombre d’overs joués avant la pluie, suffisant pour éviter les remboursements induits par les intempéries.
Le parcours de l’Inde a été semé d’embûches. Le capitaine Shubman Gill n’a pu que regarder la balle filant dans les gants de Philippe sur un premier lancer de Nathan Ellis (1-29). La manière dont Josh Hazlewood s’est débarrassé de Shreyas Iyer, un joueur souvent comparé aux agressifs « Bazballers » anglais, a particulièrement illustré la difficulté de jouer sur un tel terrain. Ces conditions rappellent que les Anglais, qui affronteront l’Australie pour les Ashes à partir du 21 novembre, auront eux aussi des terrains potentiellement « caractériels » à affronter, notamment lors de leur match de préparation à Lilac Hill.
La série de wickets consécutifs, tombant à 4-45, met en lumière les défis logistiques et d’adaptation du calendrier international. Pour de nombreux joueurs indiens, il s’agissait de passer d’un terrain lent et tournant en Inde à une surface rapide et rebondissante en Australie en l’espace de quelques jours. La pluie a également eu un impact sur le calcul du score selon la méthode DLS (Duckworth-Lewis-Stern).
Malgré le score final, KL Rahul et Axar Patel ont montré une certaine résilience, s’arrêtant à cinq points de l’objectif. Matt Kuhnemann a également fait preuve d’adresse avec ses quatre overs (2-26), malgré quelques six marqués par Nitish Reddy. Côté indien, Arshdeep Singh a fait sentir sa présence avec un nouveau swing et un rebond impressionnant, piégeant Travis Head. Mohammed Siraj a quant à lui frappé Marsh sur le casque, mais le joueur, après un test de commotion concluant, a rapidement repris sa domination. Josh Philippe et Matt Renshaw, qui faisait ses débuts en ODI près de dix ans après avoir remporté un « Green Bat » (récompense pour le meilleur joueur de la saison junior), ont complété le travail.
Marsh et Renshaw pourraient avoir leur mot à dire lors des Ashes, mais l’influence la plus déterminante pour l’Australie sera sans doute la nature des terrains qui seront préparés.