Home Divertissement Avant les événements No Kings, la rhétorique anti-manifestation des Républicains prend une tournure laide

Avant les événements No Kings, la rhétorique anti-manifestation des Républicains prend une tournure laide

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Publié le 13 octobre 2025 20:36:00. Alors que Donald Trump cultive une rhétorique anti-dissidence, plusieurs figures républicaines, dont le président de la Chambre Mike Johnson, ont récemment qualifié une manifestation prévue de « rassemblement haineux », s’alignant sur une stratégie de délégitimation de l’opposition politique.

  • Donald Trump a une longue histoire de dénigrement des manifestants, les qualifiant de « payés » et promettant des réponses « très lourdes ».
  • Le président de la Chambre Mike Johnson a qualifié la marche « No Kings » de « rassemblement haineux pour l’Amérique », accusant les participants d’être liés à « l’aile pro-Hamas » et à « l’antifa ».
  • Des figures républicaines telles que Tom Emmer et Roger Marshall ont repris cette rhétorique, désignant les manifestants comme des « agitateurs » et souhaitant une présence accrue de la Garde nationale.

Donald Trump a entretenu une approche méfiante, voire hostile, envers la dissidence pacifique, qualifiant ses détracteurs de « manifestants payés » et suggérant que ses adversaires manquaient d’authenticité. En juin 2025, il avait menacé que tout manifestant osant s’opposer à un défilé militaire qui lui tenait à cœur serait accueilli par une « force très lourde ». Un mois plus tôt, il avait précisé que les Américains avaient le droit de manifester, mais uniquement selon ses critères de « raisonnabilité ». Interrogé sur le droit au Premier Amendement des manifestants anti-guerre près de la Maison Blanche, le président avait exprimé un doute en mai dernier : « Ouais, eh bien, je n’en suis pas si sûr. »

Cette attitude ne semble pas isolée au sein du Parti républicain. Selon un rapport de Politico datant de la semaine dernière, le président de la Chambre Mike Johnson a critiqué la marche de protestation « No Kings », prévue le 18 octobre sur le National Mall, la décrivant comme un « rassemblement haineux pour l’Amérique » susceptible d’attirer « l’aile pro-Hamas » et « le peuple antifa ». Ces propos ont suscité la condamnation de certains démocrates qui ont défendu le mouvement, dont la première manifestation majeure s’est déroulée de manière majoritairement pacifique.

Quelques heures après ces déclarations sur Fox News, Mike Johnson a réitéré sa position devant les journalistes à Capitol Hill, qualifiant une nouvelle fois le rassemblement « No Kings » de « rassemblement haineux pour l’Amérique ». Le whip de la majorité à la Chambre, Tom Emmer, a également qualifié la manifestation de « rassemblement de haine contre l’Amérique », ajoutant que le rassemblement était soutenu par « l’aile terroriste » du Parti démocrate. Par ailleurs, le sénateur républicain Roger Marshall, du Kansas, a estimé que l’événement attirerait des « agitateurs » et a exprimé des doutes sur le maintien de la paix, souhaitant même la présence de troupes de la Garde nationale pour la manifestation à Washington. Des événements similaires sont prévus dans d’autres villes du pays.

L’intensité de ces réactions suggère une préoccupation croissante au sein du parti face à la réaction publique potentielle à leur programme. L’une des tactiques classiques des mouvements autoritaires consiste à délégitimer l’opposition politique. Qualifier des citoyens préoccupés par l’avenir de leur nation de participants à un « rassemblement de haine contre l’Amérique » correspond à cette stratégie.

Il est également important de noter que les responsables républicains ont, ces dernières semaines, promis de réprimer l’activisme progressiste jugé dangereux pour la sécurité publique. En septembre, Donald Trump a désigné Antifa comme une « organisation terroriste majeure », malgré l’absence d’une telle organisation formelle. Cette approche soulève des inquiétudes : si la Maison Blanche peut décréter qui sont des terroristes et qui sont leurs affiliés, cela peut rapidement mener à des situations effrayantes.

Quelques semaines plus tard, les dirigeants du Parti républicain ont commencé à affirmer qu’une manifestation pacifique d’Américains attirerait « le peuple antifa » et que « l’aile terroriste » du Parti démocrate était impliquée. Trop de cas récents ont vu des personnalités en position de pouvoir tenter d’étouffer la dissidence, et rien n’indique que la situation ne s’aggravera pas.

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