L’actrice Q’orianka Kilcher a lancé une action en justice contre James Cameron et Disney, alléguant que son apparence physique a été utilisée sans son consentement pour concevoir le personnage de Neytiri dans la franchise Avatar.
Selon les termes de la plainte, le réalisateur et son équipe de production se seraient appuyés sur des images de l’actrice issues du film The New World, sorti en 2005, pour définir le design facial de Neytiri. Q’orianka Kilcher affirme n’avoir jamais été contactée, créditée, ni rémunérée pour l’utilisation de son image.
L’actrice, qui s’est fait connaître du grand public notamment grâce à la série Yellowstone, soutient que cette situation dépasse le cadre de la simple inspiration artistique pour devenir une exploitation commerciale non autorisée de son identité. Son équipe juridique a ainsi qualifié ces agissements d’exploitation de :
« caractéristiques biométriques faciales uniques » liées à son héritage autochtone.
L’affaire suscite un intérêt considérable, tant le personnage de Neytiri, interprété à l’écran par Zoe Saldaña, est devenu une figure emblématique de la science-fiction contemporaine. Depuis le lancement d’Avatar en 2009, la franchise a généré des milliards de dollars à travers le monde, s’imposant comme l’un des actifs cinématographiques les plus rentables de Disney.
Ce litige souligne la complexité juridique des droits à l’image à l’ère du numérique. Des experts notent que ces dossiers deviennent particulièrement ardus lorsque sont impliqués des processus de capture de mouvement, d’images de synthèse (CGI) et d’effets visuels complexes.
À ce stade, ni James Cameron ni Disney n’ont communiqué de réponse détaillée face à ces accusations. Par ailleurs, le calendrier des suites de la saga, incluant Avatar: Fire and Ash, semble maintenu.
Indépendamment de l’issue judiciaire, ce procès alimente un débat plus vaste sur la propriété créative et l’identité numérique, interrogeant la limite entre l’inspiration et l’appropriation dans l’industrie du cinéma.