Publié le 10 février 2026 à 08h48. Angelina Jolie se livre sur son combat contre le cancer et la solidarité féminine dans le film Coutures, réalisé par Alice Winocour, qui sortira en salles le 18 février. L’actrice et la réalisatrice étaient les invitées de France Inter ce mardi.
- Angelina Jolie partage son expérience personnelle avec le cancer et son choix de subir une double mastectomie préventive.
- Le film Coutures explore les thèmes du cancer féminin, de la solidarité et de la sexualité face à la maladie.
- Alice Winocour explique comment son propre vécu a influencé la création du film et son désir de proposer une œuvre réparatrice.
« Coutures est un film pour comprendre comment continuer à vivre avec des cancers féminins », a déclaré Angelina Jolie sur France Inter. L’actrice américaine, à l’affiche de ce long-métrage d’Alice Winocour, incarne une réalisatrice confrontée à un diagnostic de cancer.
Ce sujet est « très important pour moi, très cher à mon cœur », a confié l’actrice. Le film aborde notamment « non seulement la question du cancer mais aussi la solidarité entre les femmes, la façon dont on affronte ensemble les difficultés de la vie ».
« Ce film, il est pour beaucoup de gens, mais il est en particulier pour ces femmes qui sont malades du cancer et pour ceux qui les aiment, parce qu’on aborde souvent uniquement la maladie sous l’angle de la personne qui en souffre, mais il y a aussi des maris, des amants, des amantes, des enfants », a-t-elle poursuivi. « C’est un film pour comprendre comment continuer à vivre, en particulier avec ces cancers féminins, comment être sensuel, comment avoir une sexualité, comment rester une femme. C’est important aussi. »
Angelina Jolie avait révélé en 2013 avoir opté pour une double mastectomie préventive après la perte de sa mère, emportée par un cancer des ovaires quelques années auparavant. Elle a également choisi de montrer ses cicatrices à ses enfants « pour qu’ils voient et qu’ils n’aient pas peur, qu’ils sachent que ce sont des choses qui peuvent arriver dans la vie, mais qu’on met notre énergie à trouver des façons de se battre et des façons de continuer à vivre, plutôt que de rester avec sa peur ».
« Mes cicatrices sont un choix, un choix que j’ai fait pour rester dans ce monde aussi longtemps que possible avec mes enfants, et j’aime mes cicatrices pour cette raison. Je suis reconnaissante d’avoir eu la possibilité de faire ce choix, d’agir pour ma santé », a-t-elle ajouté.
L’histoire du film résonne également avec le vécu d’Alice Winocour, qui a elle-même été confrontée à un cancer. « J’écris toujours des histoires qui partent de mon intimité. Je pense qu’il y a un pouvoir consolateur du cinéma. Pour moi, c’était un peu plus qu’un film, et j’avais besoin pour l’interpréter de quelqu’un pour qui c’était aussi un peu plus qu’un film », a raconté la réalisatrice. Elle a précisé avoir réalisé ce film « avec la volonté de célébrer la vie et de faire un film qui soit réparateur ». « J’espère qu’il pourra réparer d’autres que nous », a-t-elle confié.