Publié le 19 février 2026. Les autorités sud-coréennes mettent en garde les consommateurs contre une recrudescence d’arnaques liées à des formations en ligne promettant des revenus faciles grâce à des activités secondaires, telles que la gestion de boutiques en ligne ou le marketing sur les réseaux sociaux.
- Le nombre de plaintes concernant ces formations a considérablement augmenté depuis le début de l’année 2024.
- La principale cause de litige est la qualité médiocre des cours et le non-respect des engagements contractuels.
- Les montants en jeu sont souvent importants, dépassant généralement 1 million de wons (environ 730 €) par plaignant.
L’Agence coréenne de protection des consommateurs (KPC) a constaté une augmentation alarmante des préjudices subis par les consommateurs attirés par des offres alléchantes de formations en ligne censées leur permettre de générer des revenus substantiels grâce à des activités annexes. Ces formations promettent souvent des bénéfices rapides et importants en échange d’un investissement initial conséquent.
Selon les données de la KPC, le nombre de réclamations liées à ces « conférences en ligne coûteuses sur les emplois secondaires » est passé de moins de trois par an entre 2021 et 2023 à un rythme beaucoup plus soutenu depuis le début de 2024. L’agence a analysé 59 dossiers de plaintes déposés au cours des cinq dernières années (2021 à 2025) afin d’identifier les principales sources de problèmes.
L’analyse révèle que 40,7 % des plaintes (24 cas) concernent la qualité insatisfaisante des cours ou du coaching proposés. 28,8 % (17 cas) des réclamations portent sur la non-exécution du contrat, tandis que 27,1 % (16 cas) concernent le refus de remboursement après une annulation ou une résiliation anticipée. Dans de rares cas (3,4 % soit 2 cas), des demandes de paiement supplémentaires ont été formulées.
Les motifs de non-exécution du contrat sont variés : promesses de revenus non tenues, absence de formation effective, manque de ressources nécessaires à la monétisation (outils, supports, etc.), ou encore suppression de la formation alors qu’elle était présentée comme accessible indéfiniment.
Les victimes se recrutent dans toutes les tranches d’âge, mais la majorité des préjudices financiers se situe entre 1 million et 4 millions de wons (environ 730 € à 2 920 €). Les activités proposées dans ces formations concernent principalement les partenariats de promotion de marque (29,8 % des cas, soit 14 cas), la monétisation de chaînes YouTube (23,4 %, soit 11 cas) et le marketing sur les réseaux sociaux (19,1 %, soit 9 cas).
Dans le cas des partenariats de promotion de marque, les consommateurs sont souvent incités à souscrire à ces formations en leur faisant croire qu’ils peuvent gagner de l’argent en rédigeant des articles promotionnels pour des marques et en accumulant des récompenses. Cependant, lorsqu’ils réalisent que les gains sont minimes, ils tentent d’annuler leur contrat, mais se heurtent souvent à des refus de remboursement invoquant la fourniture de matériel pédagogique ou des clauses contractuelles restrictives.
« Nous surveillons de près les entreprises impliquées dans ces pratiques frauduleuses afin d’éviter une propagation accrue des préjudices. Toute violation des lois en vigueur sera signalée aux autorités locales compétentes pour correction. »
Agence coréenne de protection des consommateurs
Pour se protéger contre ces arnaques, la KPC recommande aux consommateurs de vérifier attentivement les conditions de remboursement avant de s’engager, de s’assurer de la qualité du programme et de l’expertise des formateurs, et de se méfier des promesses de gains faciles et rapides.