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Backrooms’ Will Make You Shudder – ScreenHub Entertainment

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Kane Parsons, le créateur YouTube à l’origine du phénomène viral, a réalisé le film Backrooms produit par A24. Ce long-métrage adapte l’idée du « noclipping » — le fait de sortir accidentellement de la réalité pour atterrir dans un labyrinthe de bureaux infinis — en transformant une légende d’internet en un drame psychologique et horrifique.

Quel est le scénario du film Backrooms ?

L’intrigue se déroule au début des années 1990 et suit Clark, interprété par Chiwetel Ejiofor, un propriétaire de magasin de meubles en difficulté traversant un divorce conflictuel. Selon les détails de l’œuvre, Clark découvre un passage vers une autre dimension dans le sous-sol de son commerce. Ce monde se présente comme un dédale interminable de bureaux vides, dont l’architecture défie toute logique.

Quel est le scénario du film Backrooms ?

Le récit s’articule autour de la relation entre Clark et sa thérapeute, le docteur Mary Kline (jouée par Renate Reinsve). Alors que Clark s’enthousiasme pour l’exploration de cet espace surréaliste, Mary, marquée par un passé familial abusif, tente de l’aider à confronter ses propres failles. Le film bascule d’une perspective centrée sur Clark vers celle de Mary lors du dernier acte, alors que cette dernière tente de retrouver son patient après la réception d’un message cryptique sur son répondeur.

Comment le film adapte-t-il le concept du « noclipping » ?

Le concept des Backrooms provient d’une photographie d’un bureau vide, ayant engendré une légende urbaine numérique. Le terme « noclipping », emprunté au vocabulaire des jeux vidéo, désigne l’action de traverser les limites physiques d’un monde virtuel pour tomber dans le vide. Le film transpose ce mécanisme technique en une expérience physique et cinématographique.

Kane Parsons Breaks Down a Scene from ‘Backrooms’

Contrairement aux courts-métrages originaux de Kane Parsons, qui reposaient sur des actifs numériques et une esthétique VHS pour simuler le réel, le long-métrage utilise majoritairement des décors physiques. Cette approche permet aux acteurs d’évoluer dans des espaces tangibles, une méthode de production comparée à la création du Nostromo dans le film Alien.

En quoi ce film se distingue-t-il des autres productions d’horreur basées sur le web ?

Le film se positionne en rupture avec des adaptations précédentes jugées moins abouties, comme l’épisode consacré aux Backrooms dans la série American Horror Stories, qui n’aurait pas réussi à capturer l’effet de « vallée dérangeante » (uncanny valley) propre au concept. Là où des films comme Smiley, Unfriended ou Slender Man sont décrits comme des tentatives commerciales sans culture internet réelle, le projet de Parsons s’appuie sur son expérience de créateur viral.

En quoi ce film se distingue-t-il des autres productions d'horreur basées sur le web ?

Sur le plan technique, Backrooms privilégie l’atmosphère et l’angoisse lente au détriment des « jump scares » (sursauts). La mise en scène s’inspire de classiques comme The Shining ou le premier Halloween, misant sur des moments de silence et une tension croissante. Le film inclut également un segment en « found footage » rendant hommage aux premiers travaux de Parsons.

L’œuvre est présentée comme une pièce de moralité, similaire aux épisodes de The Twilight Zone. Le labyrinthe agit comme un miroir des personnages : pour Clark, la distorsion de la réalité reflète sa propre vision déformée de lui-même, se percevant comme une victime alors qu’il agit comme un victimisateur.

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