Une vive polémique a éclaté en Inde après la décision du gouvernement central d’approuver le changement de nom de l’État du Kerala en « Keralam ». La ministre en chef du Bengale occidental, Mamata Banerjee, a immédiatement dénoncé un parti pris, soulignant le refus persistant du gouvernement fédéral d’examiner une demande similaire pour son propre État.
Banerjee a qualifié le Premier ministre Narendra Modi et le ministre de l’Intérieur Amit Shah de « Bangla-birodhi » (anti-Bengale), accusant le gouvernement central d’une attitude discriminatoire envers le Bengale occidental. Le parti de Banerjee, le Trinamool Congress (TMC), a publié un communiqué sur X, affirmant : « Smt. @MamataOfficial a chaleureusement félicité les habitants du Kerala pour l’approbation du Cabinet de l’Union de renommer leur État ‘Keralam’. Dans le même temps, elle a rappelé au Centre qu’une proposition similaire visant à renommer le Bengale occidental en ‘Bangla’ est en attente depuis des années. »
Le TMC a poursuivi en dénonçant ce qu’il considère comme une « discrimination vindicative » de la part du gouvernement dirigé par le Bharatiya Janata Party (BJP). « La demande légitime du Bengale ne peut être refusée simplement parce que nous refusons de nous incliner devant le haut commandement du @BJP4India », a déclaré le parti.
Le gouvernement du Bengale occidental, au pouvoir depuis 2011, avait adopté une résolution en juillet 2018 pour changer officiellement le nom de l’État en « Bangla ». Cette demande a été réitérée à plusieurs reprises auprès du gouvernement central, sans succès à ce jour.
La décision concernant le Kerala intervient alors que cet État se prépare à des élections législatives prévues en avril. Le Bengale occidental devrait également organiser des élections à la même période, ce qui ajoute une dimension politique à cette controverse.