Un revers cinglant a frappé le FC Barcelone en Copa del Rey : une défaite 4 à 0 face à l’Atlético Madrid lors du match aller des demi-finales. Cette lourde défaite, la plus large essuyée par les Catalans face aux Colchoneros depuis 1989, met en lumière des faiblesses cruciales au sein de l’équipe de Hansi Flick.
La rencontre a rapidement tourné au cauchemar pour Barcelone, menée 2 à 0 avant même d’avoir enregistré le moindre tir. Cette première période désastreuse, la pire depuis la défaite 8 à 2 face au Bayern Munich en août 2020, souligne les difficultés actuelles des Blaugrana. Malgré une légère amélioration en seconde période, le retard accumulé s’est avéré insurmontable.
L’absence de Raphinha s’est cruellement fait sentir. Sans son ailier brésilien, l’attaque barcelonaise a peiné à rivaliser avec une formation de l’Atlético Madrid transformée. Si le FC Barcelone conserve une avance d’un point en Liga sur le Real Madrid, cette dépendance à Raphinha, blessé à l’adducteur, est de plus en plus préoccupante. Sur les six défaites de Barcelone cette saison, cinq se sont produites sans la présence de l’international brésilien, et lors de la sixième, il n’est entré en jeu qu’à la 28e minute.
La blessure de Raphinha n’est heureusement pas grave, mais c’est la troisième fois cette saison qu’il doit interrompre sa progression. Cette situation met en évidence un problème tactique récurrent : lorsque la défense barcelonaise, jouant avec une ligne haute, ne parvient pas à contenir les attaques adverses, l’attaque doit être irréprochable. Un équilibre difficile à maintenir, surtout sans les qualités de Pedri au milieu de terrain et avec l’expulsion d’Eric Garcia en cours de match.
Du côté de l’Atlético Madrid, l’arrivée d’Ademola Lookman s’avère déjà payante. Recruté lors du dernier jour du mercato, l’attaquant nigérian a déjà contribué à quatre buts en trois matchs. Cette performance est d’autant plus précieuse que les Colchoneros se préparent à affronter le Club Bruges en Ligue des Champions le 18 février. Cette large victoire en Copa del Rey offre à Diego Simeone la possibilité de faire tourner son effectif.
Malgré ce score lourd, le FC Barcelone n’a pas dit son dernier mot. L’histoire a montré que les remontées sont possibles, à l’image du célèbre « La Remontada » en 2017 face au Paris Saint-Germain, où les Catalans avaient renversé la situation en gagnant 6 à 1 au Camp Nou après avoir perdu 4 à 0 à l’aller. Le match retour, le 3 mars, s’annonce donc crucial.