Mitchell Starc fera son grand retour sur les terrains de la Big Bash League (BBL) en janvier, onze saisons après sa dernière apparition. Le lanceur vedette, qui a signé avec les Sydney Sixers, a cependant tenu à rappeler que l’évolution de la compétition ne devait en aucun cas se faire au détriment du cricket Test.
Starc avait participé à six rencontres lors de la toute première saison de la BBL en 2011-2012, l’été de ses débuts internationaux avec l’Australie. Il avait notamment contribué à la victoire des Sixers en finale en décrochant deux guichets. Après quatre autres apparitions lors des trois éditions suivantes, il avait privilégié la saison internationale avec la sélection australienne, délaissant la BBL.
Cependant, après avoir annoncé sa retraite du cricket T20 international cette année, Starc n’aura plus d’engagements avec l’Australie après la fin du cinquième match des Ashes, prévu le 8 janvier. Cette disponibilité ouvre la voie à une participation potentielle à trois rencontres de BBL, les 11, 16 et 18 janvier. Son implication dépendra de son état physique après une série de cinq Test éprouvante, ainsi que des qualifications des Sixers pour les phases finales.
« Je n’ai pas d’autre engagement sportif prévu entre le cinquième Test et l’IPL à ce stade », a déclaré Starc. « L’opportunité de jouer quelques matchs de BBL, j’ai évidemment fait partie des Sixers depuis le début, sur 15 saisons. C’est donc agréable de revenir pour potentiellement jouer un rôle actif. Bien entendu, nous avons les cinq matchs de Test sur lesquels nous devons nous concentrer, avant tout. Mais après cela, mon intention est évidemment d’être disponible pour participer si on fait appel à moi. »
Si Starc se montre enthousiaste à l’idée de retrouver les Sixers, il insiste sur le fait que le calendrier estival des Tests australiens doit rester intouchable. Ses déclarations interviennent alors que des discussions sur la privatisation de la BBL sont en cours, susceptibles d’entraîner des changements dans le calendrier.
« Les créneaux BBL ne me posent pas de problème », a précisé Starc. « Mon unique point de vue est que le calendrier du cricket Test ne doit pas être modifié. Le cricket Test est le summum. Je ne pense pas que le cricket Test doive céder sa place au cricket T20, en aucun cas. Qu’il s’agisse de la BBL, de l’IPL, de n’importe quoi d’autre, l’été des Tests est l’été des Tests. Je détesterais voir cela changer pour le cricket domestique. »
« Ce n’est pas une critique envers qui que ce soit. C’est juste mon opinion sur le cricket Test et sa place dans ma liste de priorités. Si l’on réduit la fenêtre de la Big Bash et que l’on joue des matchs consécutifs, c’est du cricket T20. Ce n’est pas aussi exigeant physiquement que le cricket Test. Je sais qu’ils ont déjà raccourci le calendrier. Je pense que c’est un impact positif. »
L’arrivée de Starc constitue un renfort de poids pour la BBL, qui s’annonce comme une saison capitale pour la compétition. L’ancien lanceur indien R. Ashwin participera quant à lui à l’intégralité de la saison avec les Sydney Thunder. Une affiche alléchante pourrait se profiler le 16 janvier au SCG, opposant les Sixers aux Thunder, avec la présence potentielle de Ashwin, Starc, David Warner, Steve Smith et du batteur pakistanais Babar Azam (sous réserve de la levée de la suspension imposée par le PCB).
Alistair Dobson, directeur de la BBL, s’est réjoui de la disponibilité de Starc : « La signature de Mitch pour les Sixers montre que la compétition reste un tournoi auquel tout le monde veut participer. »
Malgré sa retraite du cricket T20 international, la participation de Starc à la BBL pourrait être de courte durée. L’Australie a des engagements en Test en janvier 2027 en Inde, et Starc a exprimé son désir de poursuivre sa carrière internationale jusqu’à la Coupe du Monde ODI de 2027.
La BBL cherche encore à définir un créneau clair pour la disponibilité des joueurs de Test australiens, un point de discussion clé pour les investisseurs potentiels intéressés par la ligue, alors que Cricket Australia explore la possibilité d’un investissement privé dans la compétition.
« La planification mondiale est un sujet vraiment complexe », a commenté Dobson. « Elle ne cesse de se compliquer. Et la capacité, non seulement pour la BBL de croître, mais aussi pour l’équipe australienne de continuer à jouer du grand cricket à travers le monde, est primordiale. La manière de combiner toutes ces choses relève en partie de l’art, en partie de la science, et probablement d’un peu de chance au passage. Le futur calendrier international est encore loin, mais alors que nous regardons l’avenir de la BBL, cela fera partie de ces discussions. »