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Besoin d’une recette pendant votre deuil ? Humilité, humour, passe-temps sains

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Publié le 7 février 2026 03:45:00. Confrontée à l’épreuve, Michele Armbrust témoigne de la force intérieure que l’on découvre face à l’adversité, une foi inébranlable et une capacité à trouver la joie même dans les moments les plus sombres.

La vie de Michele Armbrust a basculé un jour d’été de 2011, lorsque son mari, Jeff, a été victime d’un grave accident cérébral. Ce qui devait être une journée ordinaire s’est transformée en le début d’une longue et éprouvante attente, une épreuve qui allait mettre à l’épreuve sa foi, sa résilience et son amour.

Michele se souvient que son enfance a été marquée par l’exemple de sa grand-mère, une femme de foi profonde qui a joué un rôle essentiel dans sa vie et celle de sa mère, fragilisée par un mariage abusif. C’est sa grand-mère qui l’emmenait à la messe, qui lui préparait des repas réconfortants et qui l’accompagnait à l’hôpital St. Camillus de Milwaukee pour rendre visite à son père, infirmier. Ces visites, au-delà du lien familial, l’ont exposée à l’influence bienveillante des prêtres et des religieuses qui s’occupaient des malades, des figures féminines qui ont laissé une empreinte durable sur son cœur.

Étudiante en soins infirmiers à l’Université Viterbo de LaCrosse, dans le Wisconsin, Michele s’est naturellement tournée vers la théologie et s’est engagée dans le ministère sur le campus. Elle a même envisagé une vocation religieuse, avant de rencontrer Jeff, un homme ouvert à l’idée du sacerdoce. Après leurs études, ils sont retournés dans leur ville natale de Medford, dans le nord du Wisconsin, où ils ont fondé une famille et ont animé un programme de préparation au mariage dans leur paroisse.

L’accident de Jeff a bouleversé leur vie. Pendant onze ans, Michele s’est dévouée corps et âme à son mari, devenant à la fois son épouse et sa soignante. Une période marquée par l’incertitude, les espoirs déçus et la douleur de voir l’homme qu’elle aimait s’éloigner peu à peu. « Le pire deuil, confie-t-elle, c’est de pleurer la perte de quelqu’un qui est encore en vie. J’étais toujours sa femme. »

Soutenue par ses trois enfants, son curé et la communauté paroissiale, Michele a puisé dans sa foi pour traverser cette épreuve. Elle a appris à accepter l’aide des autres, à s’appuyer sur ses passions et à prendre soin d’elle-même pour « remplir le réservoir d’où vous sortez ». Elle a continué à travailler à temps plein, trouvant dans son métier un soutien et une source de compétences pour relever les défis qui se présentaient à elle.

« Vous devez être prêt à accepter de l’aide lorsque vous en avez besoin », explique Michele. « Il faut perdre sa fierté et s’humilier pour dire oui lorsqu’on nous propose de l’aide. »

Au fil des années, Michele a réalisé que son expérience, aussi douloureuse soit-elle, pouvait être une source d’inspiration pour les autres. Elle a compris que donner, même dans les moments difficiles, pouvait apporter de la joie et du réconfort. « Il est normal de ne pas toujours être fort et de s’effondrer de temps en temps », ajoute-t-elle.

Avec l’aimable autorisation de Michele

Michele se souvient avoir souvent demandé à Dieu « pourquoi », mais a fini par accepter la réalité du moment présent, en réalisant que « Dieu était toujours digne de ma confiance ». Elle a appris à vivre au jour le jour, parfois à l’instant même.

« Vous ne savez pas à quel point vous êtes fort jusqu’à ce qu’être fort soit la seule chose que vous puissiez être », a-t-elle cité un adage qu’elle avait entendu.

Le décès de Jeff en avril 2022 a apporté un certain soulagement à Michele. Elle avait appris à lâcher prise et à faire confiance à la volonté de Dieu. Elle a trouvé une sérénité renouvelée en se concentrant sur le Christ et en puisant sa joie dans sa relation avec lui.

« Vous consacrez intentionnellement du temps à travailler sur une relation conjugale… mais notre seule joie sera en Christ – elle ne dépend pas d’une autre personne. »

Aujourd’hui, Michele s’investit davantage dans sa paroisse, conseille les personnes handicapées de sa communauté et continue à œuvrer au sein d’une organisation qui était chère à son mari. Elle est reconnaissante envers son directeur spirituel et reste ouverte aux appels de Dieu. Sa mission actuelle est de partager la « bonne nouvelle » par son témoignage, en cultivant la gratitude et la joie dans sa vie quotidienne.

Elle ne nie pas être parfois tentée de s’attarder sur ses pertes, mais s’efforce de se concentrer sur les bénédictions. « On ne peut pas contourner les difficultés, explique-t-elle. Il faut les parcourir. »

Note de l’auteur : Cette histoire est apparue pour la première fois dans le Catholic Herald du diocèse de Superior en 2022 lorsque Michele Armbrust a reçu le prix annuel Pax Christi du Conseil diocésain des femmes catholiques. Il a été adapté avec autorisation pour Aleteia.

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