Publié le 13 février 2026. Le Parti nationaliste bangladais (BNP) revendique une victoire décisive aux premières élections générales, marquant la fin du long règne de Sheikh Hasina et ouvrant la voie à un nouveau gouvernement dirigé par Tariq Rahman.
- Le BNP a remporté 209 sièges à la Chambre des représentants, dépassant largement la majorité de 151 sièges.
- Tariq Rahman, fils de l’ancienne Première ministre Khaleda Zia, devrait devenir le prochain chef du gouvernement.
- Le taux de participation électorale a atteint près de 60 % sur un corps électoral de plus de 127 millions d’électeurs.
Le Parti nationaliste bangladais (BNP) a annoncé ce 12 février 2026 une victoire écrasante aux élections générales, mettant fin à plus d’une décennie de pouvoir de Sheikh Hasina. Cette victoire fait suite à des troubles étudiants en 2024 qui ont conduit à la destitution de l’ancienne Première ministre.
Les résultats préliminaires indiquent que le BNP a obtenu 209 sièges sur les 350 sièges de la Chambre des représentants, dont 50 réservés aux femmes. Le parti est ainsi en mesure de former un gouvernement sans avoir recours à une coalition. Selon les déclarations du chef du parti, Tariq Rahman, le nouveau gouvernement devrait être en place d’ici dimanche.
Tariq Rahman, 60 ans, est le fils de Khaleda Zia, une ancienne Première ministre du Bangladesh. Il est revenu au Bangladesh en décembre dernier après avoir passé 17 ans en exil au Royaume-Uni.
Le Parti Jamaat-e-Islami, dirigé par Shafiqur Rahman, a réalisé un score historique en remportant 68 sièges. L’organisation, qui était interdite depuis 2013, a vu son interdiction levée après le renversement de Sheikh Hasina. Cependant, le parti a exprimé des réserves quant à la transparence du processus de dépouillement des votes.
Le National Citizen Party (NCP), un mouvement de jeunes militants qui a joué un rôle déterminant dans la chute de Sheikh Hasina, s’est allié au Jamaat-e-Islami. Le NCP a cependant obtenu un résultat plus modeste, avec seulement 6 sièges sur les 30 districts où il a présenté des candidats.
La Commission électorale n’a pas encore publié les résultats officiels. Le taux de participation, estimé à près de 60 % des 127 millions d’électeurs inscrits, est significativement plus élevé que lors des dernières élections de 2024, où il n’avait atteint qu’environ 42 %. Plus de 50 partis politiques et au moins 2 000 candidats étaient en lice pour ces élections.
Source : Al Jazeera