Treize ans après leur dernier album, le duo électronique écossais Boards of Canada signe son retour avec Inferno (Warp). Si l’influence des deux frères reste majeure, ce nouvel opus s’avère contrasté, tant sur le plan thématique que technique.
L’immersion dans l’univers singulier du groupe est immédiate. Dès les premières notes, des synthétiseurs analogues s’élèvent et retombent, évoquant les effets sonores d’une pièce de radio oubliée des années 1960.
Depuis la sortie de leur premier EP, Twoism, en 1995, Mike Sandison et Marcus Eoin ont façonné une identité sonore reconnaissable à travers quatre albums et quatre EP. Le duo a notamment marié des rythmiques hip-hop classiques à des panoramas ambiants spectraux. En s’appuyant sur des échantillons issus de la télévision publique et d’autres sources vintage, ils ont exploré les promesses utopiques du milieu du XXe siècle, tout en en révélant le kitsch et l’aspect inquiétant.
Cependant, ce retour ne fait pas l’unanimité. La critique souligne notamment que
« l’interrogation de la religion dans leur nouvel album est douteuse, et la programmation des batteries est pire encore »