Home Sciences et technologies Boom des microdrames de marques comme TikTok et Crocs alors que la télévision a du mal à retenir l’intérêt

Boom des microdrames de marques comme TikTok et Crocs alors que la télévision a du mal à retenir l’intérêt

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Publié le 13 février 2026 à 20h31. Un nouveau format de séries courtes, les « microdrames », connaît un essor fulgurant aux États-Unis, porté par les plateformes sociales et une industrie du divertissement en mutation.

  • Les microdrames, des épisodes de une à trois minutes, ont déjà généré 1,4 milliard de dollars de revenus aux États-Unis en 2023.
  • Des géants de la technologie comme TikTok et des entreprises inattendues comme Crocs se lancent dans la production de ces séries à petit budget.
  • Face à la baisse des productions traditionnelles à Hollywood, Los Angeles envisage une subvention de 5 millions de dollars pour soutenir le développement de ce nouveau secteur.

Le succès de « Bound by Honor » illustre parfaitement cette tendance. Cette série, dont l’intrigue rappelle les feuilletons classiques – une jeune femme forcée d’épouser l’héritier d’un gang rival pour sauver sa sœur – a captivé plus de 334 millions de spectateurs directement sur leurs smartphones. Contrairement aux séries télévisées ou diffusées en streaming, « Bound by Honor » ne repose pas sur des acteurs célèbres ni sur des budgets considérables.

Ce format, né en Chine et devenu un phénomène économique à l’étranger, s’impose désormais comme une alternative viable aux productions plus coûteuses et traditionnelles. Tomm Polos, directeur des arts créateurs à l’Université de Californie du Sud, le décrit comme une « triple couronne de l’industrie du divertissement moderne » :

« Parce qu’ils sont sociaux, rentables et basés sur les données. C’est ce que tout le monde veut. »

Tomm Polos, directeur des arts créateurs à l’Université de Californie du Sud

L’essor des microdrames coïncide avec une période de difficultés pour certaines productions cinématographiques et télévisuelles à Los Angeles, confrontées à la hausse des coûts et à un exode progressif. Parallèlement, les habitudes de consommation de divertissement évoluent, les spectateurs privilégiant de plus en plus les expériences sur mobile et les contenus courts sur les réseaux sociaux.

Plusieurs entreprises ont déjà tenté de s’imposer sur ce marché, avec des succès mitigés. Le service de streaming vidéo court Quibi, lancé en 2020 avec de grandes ambitions, a rapidement échoué à attirer une audience suffisante et a été contraint de fermer ses portes. De même, l’application de vidéos courtes Vine, autrefois très populaire, a été abandonnée par Twitter en 2017. Twitter a mis fin à Vine.

Aujourd’hui, des plateformes comme ReelShort et DramaBox explorent une stratégie similaire, en misant sur des séries dramatiques à petit budget. Certaines, comme l’application britannique Tattle TV, vont même jusqu’à adapter des classiques du cinéma, comme « The Lodger: A Story of the London Fog » d’Alfred Hitchcock (1927), au format microdrame.

Face à ce dynamisme, les autorités locales commencent à prendre le sujet au sérieux. Le conseil municipal de Los Angeles a récemment voté en faveur de l’étude d’une subvention de 5 millions de dollars pour soutenir la production de microdrames dans la ville. Le conseil municipal de Los Angeles a voté pour explorer cette possibilité.

Pour les acteurs, les microdrames représentent une opportunité de gagner en visibilité et de toucher un public large. Tomm Polos souligne également le potentiel économique de ce nouveau secteur :

« L’espace du microdrame est une opportunité incroyable pour… non seulement ceux qui sont nouveaux et qui essaient de mettre le pied dans la porte, mais aussi pour les personnes établies qui savent comment travailler avec le format et la structure. Il y a beaucoup de scènes sonores vides à Hollywood. Il y a beaucoup de studios vides à Hollywood. Cela ne devrait surprendre personne si, dans les trimestres ou les années à venir, ces studios sont convertis en laboratoires pour les microdrames, et cela va vraiment aider l’économie de Los Angeles. »

Tomm Polos, directeur des arts créateurs à l’Université de Californie du Sud

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