Publié le 2025-11-09 08:56:00. Un prétendu rituel bouddhiste de « libération de la vie » a viré au cauchemar dans la province du Guangdong en Chine, où près d’un millier de chats ont été jetés vivants dans un barrage, provoquant une vague d’indignation.
- Environ 1 000 chats ont été précipités dans les eaux du barrage de Yingzui, dans des cages, par des personnes se présentant comme des bénévoles.
- Des images choquantes, relayées massivement sur les réseaux sociaux, montrent les animaux se débattre avant de se noyer, certains des auteurs riant de la scène.
- Les autorités locales ont ouvert une enquête, tandis que les défenseurs des animaux dénoncent un acte de cruauté inacceptable.
Selon des témoins locaux, des centaines de chats, acheminés par camions, ont été déversés dans le barrage de Yingzui, dans la province du Guangdong, toujours enfermés dans leurs cages. L’acte, censé représenter une forme de « libération de la vie », a rapidement dégénéré en une scène de noyade de masse. Les images diffusées sur internet montrent des félins paniqués, luttant pour leur survie dans l’eau, tandis que certains de leurs bourreaux semblaient se divertir de ce spectacle macabre, revendiquant agir pour le « bien ».
La brutalité de l’événement a suscité une onde de choc sur les réseaux sociaux chinois. De nombreux internautes ont exprimé leur colère et leur consternation. Le hashtag #1000CatsThrownIntoTheDam a ainsi été partagé des millions de fois sur Weibo, la plateforme de microblogging chinoise.
« Ils ont commis un meurtre au nom de la gentillesse », s’est exclamé un utilisateur. « Les chats ne savent pas nager, comment est cette pitié ? », a-t-il ajouté, qualifiant l’acte de « torture » plutôt que de rituel.
Les experts chinois en environnement et en droits des animaux ont fermement condamné ces cérémonies de « libération de la vie », soulignant les dommages irréversibles qu’elles causent à la nature et aux animaux. L’inquiétude est d’autant plus grande que le barrage de Yingzui sert de réserve d’eau potable pour la région, ajoutant une dimension écologique à la controverse.
En réponse à la polémique, le gouvernement local a annoncé avoir ouvert une enquête afin d’identifier les responsables de cet acte. Les défenseurs des droits des animaux, quant à eux, appellent à l’interdiction formelle de telles pratiques, déguisées en rituels religieux.