Oklahoma City a mis fin à la série de sept victoires consécutives des Cavaliers de Cleveland dimanche, en dominant l’équipe de Donovan Mitchell 121 à 113. Malgré une performance solide de Mitchell et James Harden, les lacunes structurelles des Cavs, notamment leur manque de répondant physique et leur faiblesse à trois points, ont refait surface face à une équipe du Thunder déterminée.
Le Thunder, privé de ses deux meilleurs joueurs, Shai Gilgeous-Alexander et Jalen Williams, a pris le contrôle du match dès le début, menant 28 à 5 en début de partie. Cleveland a montré des signes de résistance en revenant dans le match, mais a finalement cédé face à la pression physique du Thunder et à un quatrième quart-temps désastreux.
Donovan Mitchell, auteur de 20 points, a reconnu la difficulté de percer la défense physique d’Oklahoma City, tout en soulignant la nécessité pour son équipe de s’adapter : « Ils font des fautes. Il n’y a pas de secret là-dessus. On en parle depuis une saison et demie, mais les arbitres ne les sifflent pas, donc ce ne sont pas des fautes… »
La domination physique du Thunder s’est particulièrement manifestée dans la raquette, où Chet Holmgren et Isaiah Hartenstein ont surpassé les intérieurs de Cleveland, Evan Mobley et Jarrett Allen. Holmgren et Hartenstein ont affiché des statistiques de +17 et +23 respectivement, contrôlant le rebond et la protection du cercle.
Les Cavaliers ont également souffert de leur incapacité à défendre efficacement à trois points, encaissant 21 paniers à longue distance. Ils occupent la 27e place de la NBA en termes de pourcentage de tirs à trois points accordés à leurs adversaires.
Bien que les arbitres aient manqué certains appels cruciaux, notamment une faute de pied de Holmgren qui a abouti à un tir à trois points pour le Thunder, il serait erroné d’imputer la défaite aux officiels. James Harden, également avec 20 points, a combiné avec Mitchell pour 8 pertes de balle, permettant au Thunder de dicter le rythme du match.
Cette défaite souligne une tendance inquiétante pour les Cavaliers : un manque de constance et une fragilité face aux équipes physiques. La question de savoir si une simple réorganisation de l’effectif sera suffisante pour résoudre ce problème mental reste ouverte.