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Ce n’est pas une deuxième Lune : l’objet qui accompagne la Terre et déroute l’astronomie

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Publié le 7 février 2026 à 15h12. Un petit astéroïde, baptisé 2025p7, accompagne la Terre dans son voyage autour du Soleil, suscitant l’intérêt des astronomes. Il ne s’agit pas d’une seconde Lune, mais d’une « quasi-lune », un type de corps céleste dont la trajectoire est étroitement liée à celle de notre planète.

  • Les astronomes ont identifié au moins sept quasi-lunes orbitant autour de la Terre.
  • L’objet 2025p7, découvert par le système Pan-STARRS à Hawaï, partage l’orbite terrestre depuis le milieu du XXe siècle.
  • La détection de ces quasi-lunes révèle un environnement spatial terrestre plus dynamique qu’on ne le pensait.

La découverte de 2025p7, un corps rocheux de taille modeste, comparable à celle d’un immeuble, a relancé les discussions sur la complexité du système solaire. Si l’idée d’une « deuxième lune » a pu faire son chemin, les spécialistes insistent sur le fait qu’il s’agit d’une « quasi-lune », une catégorie bien définie en dynamique orbitale. Contrairement à notre Lune, ces objets ne sont pas liés à la Terre par une attraction gravitationnelle stable.

Selon l’astronome Ben Sharkey, de l’Université du Maryland, ces découvertes nous obligent à reconsidérer une vision statique du système solaire.

« Ces objets nous montrent que de petits corps peuvent partager l’orbite terrestre pendant des décennies sans devenir des satellites naturels. »

Ben Sharkey, astronome à l’Université du Maryland

Ils orbitent autour du Soleil sur une trajectoire similaire à celle de la Terre, créant une interaction gravitationnelle prolongée.

Qu’est-ce qu’une quasi-lune ?

Les quasi-lunes, comme leur nom l’indique, ne sont pas de véritables lunes. Elles orbitent autour du Soleil avec une période presque identique à celle de la Terre. Depuis notre planète, leur mouvement peut donner l’impression qu’elles font le tour du globe, mais il n’existe pas de lien gravitationnel stable avec la Terre. Les données du Centre des planètes mineures et de l’Institut des sciences planétaires indiquent qu’au moins sept quasi-lunes ont été identifiées à ce jour.

L’objet 2025p7 a été détecté grâce au système Pan-STARRS, basé à Hawaï. Les analyses orbitales ont révélé qu’il suit cette configuration depuis le milieu du XXe siècle. Sa petite taille explique pourquoi il est resté inaperçu pendant si longtemps. Ces roches ne peuvent être observées qu’avec des télescopes capables de capter la faible lumière solaire qu’elles réfléchissent.

L’astronome Grigori Fedorets, de l’Université de Turku, souligne que la détection de ces objets dépend directement des progrès technologiques.

« La plupart de ces objets sont trop petits pour les instruments traditionnels. »

Grigori Fedorets, astronome à l’Université de Turku

Mini-lunes, origine et intérêt scientifique

Il est important de distinguer les quasi-lunes des « mini-lunes ». Ces dernières sont temporairement capturées par la gravité terrestre, mais leur séjour est bref, généralement inférieur à un an, et leurs orbites sont instables. Des études publiées dans la revue Icarus ont confirmé l’observation directe de quatre mini-lunes jusqu’à présent.

L’origine de ces objets fait encore l’objet de débats. Des recherches menées par le Planetary Science Institute et l’Université du Maryland suggèrent que certains pourraient provenir de la ceinture principale d’astéroïdes, déviés vers l’intérieur du système solaire par les interactions gravitationnelles avec Jupiter. D’autres analyses spectroscopiques, comme celles réalisées sur la quasi-lune KOMO’I, révèlent des similitudes avec la composition lunaire, suggérant qu’il pourrait s’agir de fragments détachés lors d’anciens impacts.

Selon le planétologue Chat Volk, du Planetary Science Institute, l’observation des quasi-lunes permet d’étudier la mécanique céleste en temps réel.

« Ces processus se produisent généralement à des échelles beaucoup plus longues dans d’autres régions du système solaire. »

Chat Volk, planétologue au Planetary Science Institute

Bien que l’idée d’une « deuxième lune » soit séduisante, les astronomes s’accordent à dire que 2025p7 ne répond pas aux critères d’un satellite naturel permanent. Leur présence confirme que la Terre évolue au sein d’une population changeante de petits corps.

La première image de la Terre et de la Lune ensemble depuis l'espace a été prise par Voyager 1 il y a 47 ans.
La première image dans laquelle la Terre et son satellite, la Lune, apparaissent ensemble sur la même photographie prise depuis l’espace a été prise il y a 48 ans. (NASA/Europa Press)

*La création de ce contenu a été assistée par l’intelligence artificielle. La source de ces informations provient des médias du Grupo de Diarios América (GDA) et est révisée par un éditeur pour garantir son exactitude. Le contenu n’a pas été généré automatiquement.

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