Home Sports Clive Tyldesley : « Je n’ai été ivre que deux fois et une fois, c’était avec l’équipe féminine d’Angleterre » | Football

Clive Tyldesley : « Je n’ai été ivre que deux fois et une fois, c’était avec l’équipe féminine d’Angleterre » | Football

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Publié le 2025-10-12 01:31:00. Dans un entretien riche en anecdotes, le célèbre commentateur sportif britannique Clive Tyldesley revient sur ses moments les plus marquants, ses méthodes de travail et l’évolution de son métier, tout en partageant ses réflexions sur des personnalités marquantes du football et de la musique.

  • La quête du commentaire parfait, entre instinct et préparation journalistique.
  • L’importance de la connexion avec le public et les évolutions du style de commentaires.
  • Des souvenirs personnels, de la nostalgie de sa jeunesse à la gloire des stades modernes.

Clive Tyldesley, voix emblématique du sport britannique, aborde sans détour la question de la « meilleure réussite » qu’il ait commentée, préférant la subtilité à une seule performance. Pour lui, le sport est intrinsèquement lié aux souvenirs personnels qu’il forge. Il se souvient avec émotion d’avoir commenté le coup de sifflet final de la finale de deuxième division de 1992, un moment clé pour les Blackburn Rovers, soulignant que l’essence du commentaire réside dans l’ajout d’une touche mémorielle à des instants uniques.

La préparation d’un commentaire, explique Tyldesley, est un processus journalistique avant tout. Il ne s’agit pas d’écrire des phrases à l’avance, mais de comprendre « l’histoire » derrière l’événement et ce qu’il signifie pour les équipes impliquées. Il utilise des « puces » comme points de repère pour les moments cruciaux, cherchant ensuite les mots justes dans l’instant présent pour capturer l’émotion.

L’une des réflexions les plus fascinantes porte sur le but de la victoire de Manchester United lors de la finale de la Ligue des champions en 1999. Tyldesley admet avoir enfreint une règle fondamentale en annonçant le but avant le coup de sifflet final. Il raconte comment, dans cet instant de liesse, « le cœur l’a emporté sur la tête », le poussant à exprimer ce qu’il ressentait au plus profond de lui-même. Cette spontanéité, bien que risquée, est au cœur de sa philosophie.

« Et le soleil l’a gagné ! »

Clive Tyldesley, lors de la finale de la Ligue des Champions 1999

Interrogé sur ses terrains de commentaire préférés, Tyldesley met en avant l’importance de la visibilité et de l’accès pour le commentateur. Si des stades comme Anfield ou le Celtic Park dégagent une atmosphère particulière, la fonctionnalité de la position de commentaire est primordiale. Il cite l’Emirates Stadium et l’Etihad Stadium comme des exemples modernes offrant des conditions optimales, ainsi que le Millennium Stadium de Cardiff, qu’il décrit comme une « position de commentaire sans excuses ».

Concernant l’évolution du commentaire moderne, Tyldesley observe une tendance vers la conversation, alimentée par l’essor des podcasts et des plateformes numériques. Il met toutefois en garde contre le risque de voir les commentateurs s’adresser les uns aux autres plutôt qu’au public. La clé, selon lui, réside dans la compréhension de l’audience et l’adaptation du ton et du contenu. Il mentionne également la formule culte « Pas pour moi, Clive », popularisée par Andy Townsend et Ally McCoist, qu’il aborde avec humour et respect pour la relation entre commentateur principal et co-commentateur.

Tyldesley évoque également des équipes qu’il aurait aimé voir remporter la Ligue des champions, citant Arsenal et Arsène Wenger comme des exemples de professionnalisme et d’excellence qui méritaient un sacre européen. Il se remémore également avec affection ses débuts, son ambition précoce de devenir commentateur, influencé par ses professeurs d’anglais, et le rôle de ces derniers dans son parcours. Une anecdote touchante concerne son ancienne école et un de ses professeurs, Mick Clarkson, décédé cette année-là.

Le commentateur se souvient avec une certaine indulgence d’une soirée de 1995 en Suède avec l’équipe féminine d’Angleterre, une expérience qu’il qualifie de « très peu sobre ». Il souligne la transformation du football féminin depuis cette époque, saluant les pionnières dont certaines étaient présentes dès les années 1990. Enfin, il confie son admiration pour Joni Mitchell, qu’il qualifie de « première dame du rock », soulignant sa capacité à capturer l’essence de l’expérience humaine à travers ses paroles.

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