Le ministre de la Culture, Ian Murray, s’est engagé à collaborer avec l’industrie de l’humour pour renforcer le soutien public, après des échanges portant sur le manque de financements touchant les talents émergents et les structures de base.
Le ministre des Industries créatives, des Médias et des Arts a déclaré se tenir « entièrement derrière » une proposition visant à mieux identifier les opportunités d’intervention du gouvernement. Cette démarche fait suite à des discussions avec des figures de proue du secteur qui plaident pour que l’humour soit reconnu comme une forme d’art à part entière, une étape jugée essentielle pour améliorer l’accès aux financements et l’élaboration des politiques publiques.
L’enjeu est crucial pour la pérennité du secteur. Si les têtes d’affiche remplissent des arenas et que les sitcoms attirent des millions de téléspectateurs, les leaders de l’industrie alertent sur la situation des salles de proximité et des sociétés de production. Sans nouveaux incitatifs financiers, ils craignent que la « prochaine génération de voix comiques » ne puisse pas percer, alors que ces petites scènes sont les lieux où les jeunes humoristes forgent leur art.
Pour pallier ce manque de ressources, Ian Murray a encouragé le secteur à explorer la mise en place d’une taxe volontaire sur les billets. Ce mécanisme, similaire à celui utilisé dans l’industrie musicale, permettrait aux grandes salles de réinvestir une partie de leurs revenus dans les structures de base.
Toutefois, l’Arts Council England (ACE) a nuancé ces attentes. L’organisme a insisté sur le fait qu’il apporte déjà son soutien à la comédie et a précisé qu’il n’avait aucun projet de modifier l’organisation actuelle de ses financements.
Au-delà des aides d’État, certains professionnels appellent à un changement de perception du métier. L’humoriste Tom Walker, qui incarne le personnage de Jonathan Pie, estime que le gouvernement doit reconnaître l’humour comme un élément culturel majeur, des scènes locales jusqu’aux programmes de la BBC.
« Essentiellement, chaque humoriste de stand-up est une petite entreprise, c’est un entrepreneur, et cela devrait être récompensé et reconnu. »
Tom Walker, humoriste