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Comment les habitants de Capotillo vivent avec les pluies intenses

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Publié le 2025-10-25 06:00:00. Face aux alertes rouges annoncées à Saint-Domingue, des familles des quartiers vulnérables, tels que Capotillo, doivent quitter leurs domiciles exposés aux crues de la rivière Isabela. Elles trouvent refuge dans des centres d’accueil, où le confort est sommaire et les conditions de vie difficiles.

  • Des habitants de zones à risque, comme Carmen de Los Santos et Andreina, se réfugient au Centre Éducatif El Túnel lors des alertes d’inondation.
  • Ces évacuations forcées entraînent des pertes matérielles et des désagréments, malgré la gratitude pour la sécurité offerte.
  • Le refuge El Túnel, aménagé avec des salles de classe, accueille actuellement 30 personnes, gérées par la Défense Civile et les pompiers.

Pour Carmen de Los Santos et Andreina, l’annonce d’une alerte rouge à Saint-Domingue est synonyme de départ précipité. La menace d’inondations et d’effondrements structurels les contraint à rejoindre l’auberge du Centre Éducatif El Túnel. Elles vivent dans une zone particulièrement exposée, près de la rivière Isabela, où les pluies intenses provoquent une montée des eaux. L’eau envahit régulièrement leurs maisons, endommageant leurs biens et représentant un danger pour elles-mêmes et leurs enfants.

Si la reconnaissance pour trouver un abri sûr est présente, le sentiment de frustration domine. « Nous allons plus ou moins bien, mais ce n’est pas facile », avoue Carmen de Los Santos, résignée. Elle ne parvient à emporter que son matelas, quelques vêtements et le strict nécessaire pour traverser les « jours de pluie ». Elle se souvient encore de l’épisode d’il y a deux ans, où des pluies similaires lui avaient tout pris, la forçant à vivre de la générosité de ses voisins. Désormais, l’hébergement dans le refuge, bien que salvateur, n’est pas synonyme de confort, notamment en raison de l’usage partagé des sanitaires et des fréquentes pénuries d’eau.

Andreina partage ces mêmes appréhensions. Le déménagement est inconfortable, et elle ne peut emporter qu’un matelas et quelques affaires. Son inquiétude porte sur ses biens restés sur place, dans une zone où l’eau atteint fréquemment « jusqu’aux hanches ». « Il faut sortir avec le peu qu’on a pour qu’ils se mouillent comme ils veulent. Parce que si on ne les mouille pas dans l’eau de la rivière, peu importe, sous la pluie », exprime-t-elle avec lassitude.

L’année dernière, Andreina a dû évacuer sa maison à trois reprises en raison des crues incessantes, dont les conséquences sur son logement ont été désastreuses. « Je me sens mal parce que c’est un problème bête ; il faut quand même se démener, se battre », confie-t-elle, empreinte d’amertume. D’autres, comme Cándida Paulino, préfèrent éviter les refuges et chercher l’hospitalité auprès de leurs proches, espérant ainsi minimiser les dégâts matériels lors du passage des intempéries.

L’auberge El Túnel : un refuge aménagé

L’auberge El Túnel a été aménagée à partir de deux salles de classe. Les personnes accueillies y partagent des lits et disposent de quelques petits réfrigérateurs pour conserver la nourriture fournie par la mairie municipale, ainsi que leurs propres effets personnels. Au moment de la rédaction, 30 personnes y étaient hébergées. Rafael Rosario, responsable des refuges du District National, a précisé que la population locale est consciente des risques et que les évacuations sont effectuées dès les premières alertes. À leur retour chez eux, la Défense Civile et les pompiers procèdent au nettoyage des habitations et à la vérification de la solidité des structures.

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