Publié le 21 février 2024 12:14:00. L’affaire Jeffrey Epstein, déjà au centre de nombreuses investigations, prend une nouvelle tournure avec l’émergence de liens potentiels vers le Kremlin via une publiciste de la Silicon Valley. Des documents révèlent une correspondance étendue entre Epstein et cette femme d’affaires russe, ravivant les interrogations sur d’éventuelles ramifications géopolitiques.
L’enquête sur Jeffrey Epstein, le financier américain décédé en prison en 2019, a toujours suscité l’attention, notamment en raison des accusations de trafic sexuel impliquant des mineures. Ces dernières années, l’affaire a été scrutée à la recherche de possibles connexions avec la Russie, une question récurrente dans les enquêtes américaines de haute sensibilité. Si, jusqu’à présent, les indices restaient ténus – quelques courriels révélant des tentatives d’Epstein d’organiser une rencontre avec Vladimir Poutine – la découverte de Masha Bucher, née Drokova, pourrait changer la donne.
Bucher, une publiciste basée dans la Silicon Valley et investisseuse, est mentionnée plus de 1 600 fois dans les dossiers relatifs à Epstein. Ce n’est pas sa nationalité russe en elle-même qui attire l’attention, mais son origine au sein des cercles proches du pouvoir russe. Selon les informations disponibles, elle est issue d’un milieu lié au Kremlin, ce qui alimente la théorie selon laquelle Epstein aurait pu collaborer avec Moscou.
La nature exacte de la relation entre Epstein et Bucher reste à déterminer. Les documents révèlent une longue correspondance entre les deux, mais le contenu précis de ces échanges n’a pas encore été entièrement divulgué. L’enquête se concentre désormais sur la possibilité qu’Epstein ait pu servir d’intermédiaire pour transmettre des informations aux autorités russes, ou qu’il ait été utilisé par le Kremlin à des fins d’influence.
Pour l’heure, aucune preuve concrète ne permet d’affirmer qu’Epstein transmettait activement des informations à la Russie. Cependant, l’implication de Bucher, et son passé, soulèvent de nouvelles questions et relancent l’intérêt pour les liens potentiels entre l’affaire Epstein et le gouvernement russe.