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Commonwealth Games: ‘Living legacy’ Neah Evans excited for Glasgow 2026

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Devenue cycliste professionnelle grâce aux Jeux du Commonwealth de Glasgow en 2014, une athlète raconte comment un événement sportif, d’abord ignoré, a radicalement changé sa vie et lui a ouvert les portes d’une carrière inattendue.

« Si Glasgow 2014 n’avait pas eu lieu, si ce lieu n’avait pas été construit, je ne serais pas cycliste aujourd’hui », affirme Elspeth Evans. Elle confesse cependant que son style de vie d’étudiante, qualifié de « trépidant », avait eu la priorité sur la fréquentation des épreuves lors de ces Jeux.

« Quand les gens parlent d’héritage et de ces mots à la mode, je me dis souvent : ‘Ah oui, est-ce que ça fonctionne vraiment ?’. Mais je suis la preuve vivante que cela peut changer une vie », poursuit-elle.

Ce changement n’a cependant pas été immédiat pour Evans, qui se décrit encore volontiers comme une « athlète par accident ». Le cyclisme est resté une passion annexe le temps de sa formation et de son exercice en tant que vétérinaire. Ce n’est qu’un an avant les Jeux de Gold Coast en 2018 qu’elle est devenue athlète à temps plein.

Venue en Australie avec la Team Scotland, elle s’attendait à découvrir qu’elle n’était pas à la hauteur pour devenir professionnelle, et donc destinée à une vie auprès des animaux. Mais Evans y a décroché l’argent et le bronze, ouvrant soudainement un tout nouveau chapitre professionnel. « Je me suis dit ‘Tiens, je suis plutôt douée pour ça’ », se souvient-elle. « Ce fut un tournant. C’est pourquoi les Jeux du Commonwealth sont vraiment spéciaux pour moi, car je peux pointer ce moment comme celui où je suis passée de vétérinaire pratiquant un peu de cyclisme à me considérer comme cycliste. »

Dans cette perspective, le retour des Jeux à Glasgow l’été prochain marquera une étape particulièrement importante pour Evans. Après une seconde participation olympique couronnée de succès, la trentenaire s’est concentrée sur la course sur route cette saison. Cette reconversion n’a pas été simple, ponctuée par une série de contretemps, mais elle prévoit de retrouver les vélodromes l’an prochain.

Ayant déjà concouru – et gagné – aux Championnats du Monde à Glasgow en 2023, elle connaît l’atmosphère des lieux et les sensations de l’événement. Elle s’appuie sur ces souvenirs pour surmonter ses difficultés actuelles. « Quand on est face à une sortie de quatre heures à vélo sous la pluie et qu’on n’en a vraiment pas envie, on se dit : ‘Allez, les Jeux approchent’ et ça aide à continuer », explique-t-elle. « C’est encore au stade du rêve pour l’instant – monter sur la plus haute marche et entendre l’hymne – mais on sait que le travail actuel portera ses fruits. »

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