Publié le 13 février 2026 à 21h35. L’attente est grande à Munich où la Conférence sur la sécurité débute ce samedi. Le discours du secrétaire d’État américain Marco Rubio sera scruté à la recherche d’indices sur l’évolution de la politique américaine envers ses alliés européens, après les tensions de l’année dernière et la crise récente concernant le Groenland.
- Marco Rubio prononcera un discours clé à la Conférence de Munich sur la sécurité.
- Les Européens espèrent des garanties américaines concernant l’engagement au sein de l’OTAN et le maintien des troupes et des armes nucléaires sur le continent.
- Plus de 60 chefs d’État et de gouvernement sont attendus à Munich, un record de participation.
La Conférence de Munich sur la sécurité s’ouvre ce samedi dans un contexte international particulièrement tendu. Tous les regards sont tournés vers le discours de Marco Rubio, qui pourrait signaler un changement de cap par rapport à la rhétorique agressive de son prédécesseur, JD Vance, l’année dernière. Lors de son intervention en 2025, Vance avait vivement critiqué les alliés européens et soulevé des questions sur l’état de la démocratie en Europe, notamment en évoquant indirectement les débats allemands autour du parti d’extrême droite AfD. Ses propos avaient suscité une vive indignation.
Les Européens espèrent désormais un signal fort de la part de Rubio, notamment un engagement clair envers l’OTAN et une confirmation du maintien de la présence militaire américaine sur le continent, y compris en ce qui concerne les armes nucléaires. La crise récente concernant le Groenland a également fragilisé les relations transatlantiques, rendant cette question particulièrement sensible.
Après l’intervention de Marco Rubio (9h00), le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi prendra la parole (9h30), suivi de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du Premier ministre britannique Keir Starmer. L’Autriche est représentée par le chancelier fédéral Christian Stocker, le ministre de l’Intérieur Gerhard Karner et la ministre des Affaires étrangères Beate Meinl-Reisinger.
Les organisateurs de la conférence ont annoncé qu’il s’agissait d’une « conférence de sécurité des superlatifs », avec une participation record de plus de 60 chefs d’État et de gouvernement, ainsi qu’une centaine de ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Les discussions porteront principalement sur les bouleversements de l’ordre mondial, la crise des relations transatlantiques, le conflit iranien et la guerre en Ukraine. De nombreuses manifestations sont prévues en marge de la conférence, notamment samedi, pour dénoncer la situation des droits de l’homme en Iran.