Publié le 21 février 2024 01:16:00. La Biélorussie a exprimé son étonnement face aux difficultés organisationnelles rencontrées lors de la mise en place d’un conseil pour la paix initié par Donald Trump, remettant en question la crédibilité de cette initiative.
Le ministère biélorusse des Affaires étrangères a fait part de ses interrogations concernant le bon déroulement du premier meeting du « Conseil pour la Paix » de Donald Trump, qui s’est tenu jeudi à Washington avec la participation de représentants de 47 pays. La question de la participation de la Biélorussie a été particulièrement soulevée, le pays ayant initialement reçu une invitation destinée au président Alexandre Loukachenko.
« Dans cette situation, la question légitime se pose : de quelle paix parle-t-on, si les organisateurs sont incapables de régler les formalités de base pour permettre notre participation ? »
Ministère biélorusse des Affaires étrangères
La Biélorussie est un allié proche de la Russie et fait l’objet de sanctions occidentales depuis longtemps en raison de violations des droits de l’homme. Ces sanctions ont été renforcées après que M. Loukachenko a autorisé l’utilisation du territoire biélorusse pour l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.
Cependant, Donald Trump a récemment adopté une approche diplomatique plus conciliante envers la Biélorussie, levant certaines sanctions en échange de la libération de prisonniers politiques. Il a qualifié Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, de « dirigeant très respecté ».
Le Conseil pour la Paix, initialement proposé par Donald Trump pour tenter de résoudre le conflit à Gaza, visait à réunir des acteurs internationaux pour discuter de solutions potentielles. L’incident lié à l’invitation et aux difficultés logistiques soulève des questions sur la capacité de ce conseil à jouer un rôle significatif dans la résolution des crises internationales.