Le cricket test, discipline exigeante, impose des règles strictes concernant les conditions de luminosité, pouvant aller jusqu’à l’arrêt immédiat du jeu si la lumière est jugée « dangereuse ou déraisonnable » par les arbitres sur le terrain. Cette disposition, issue de la section 2.8 des conditions de jeu des matchs de test de l’International Cricket Council (ICC), confère aux officiels toute latitude pour évaluer l’insécurité des conditions lumineuses, après consultation du responsable du match de l’ICC.
Afin d’objectiver cette décision, les arbitres disposent de luxmètres, fournis par l’ICC. Ces appareils servent de guide pour déterminer si la lumière est propice à la poursuite du jeu, ou si elle s’améliore ou se dégrade. Il est stipulé que ces luxmètres doivent être calibrés de manière uniforme.
Lorsque la lumière naturelle devient insuffisante pour le déroulement du jeu, les arbitres ont la possibilité d’autoriser l' »autorité de terrain » – c’est-à-dire les responsables de l’organisation du match – à utiliser l’éclairage artificiel disponible. L’objectif est de permettre la continuité du jeu dans des conditions acceptables. Si toutefois l’éclairage artificiel venait à faire défaut, les règles relatives à la lumière naturelle et aux conditions météorologiques reprendraient alors leur pleine application.
Dans le cas spécifique des matchs test de jour/nuit, il incombe à la fédération de cricket du pays hôte de définir l’heure limite à laquelle les projecteurs doivent être allumés avant le début de chaque journée de jeu. Cette information doit être communiquée au responsable du match.
Une fois le jeu suspendu en raison de conditions lumineuses défavorables, il reste de la responsabilité des arbitres de continuer à surveiller l’évolution de la situation.