Publié le 21 février 2026 à 09h23. L’ancien directeur sportif du RSC Anderlecht, Olivier Renard, brise le silence après son départ précipité du club bruxellois, dénonçant un manque d’unité interne et un climat de défiance qui, selon lui, minent les chances de succès du club.
- Olivier Renard a quitté son poste de directeur sportif d’Anderlecht en février 2026, après des résultats décevants.
- Il critique ouvertement le manque d’unité au sein de la direction du club et le manque de confiance dont il se sentait faire l’objet.
- Renard révèle avoir appris par des sources indirectes que le club cherchait déjà un successeur alors qu’il était encore en poste.
Quelques semaines après sa démission, suivie de celle de l’entraîneur Besnik Hasi, Olivier Renard s’est exprimé dans un entretien accordé à un média wallon, revenant sur les raisons de son départ et dressant un tableau peu flatteur de l’atmosphère régnant au sein du RSCA.
Renard avait conscience des défis qui l’attendaient en intégrant un club de l’envergure d’Anderlecht. Cependant, il souligne que la situation est devenue intenable en raison des nombreuses accusations portées à son encontre.
« Je pense que l’une des plus grandes faiblesses du RSCA est le manque d’unité au sein de l’équipe dirigeante, tant sur le plan général que sportif. J’avais le sentiment que dès qu’il y avait un problème sportif à Anderlecht, c’était de ma faute. »
Olivier Renard, ancien directeur sportif du RSC Anderlecht
Il dénonce un fonctionnement où chacun semble défendre ses propres intérêts, alimentant des rumeurs, vraies ou fausses, dans le but de gagner des faveurs auprès des médias et des supporters.
« Beaucoup de personnes au sein du club suivent leur propre chemin et divulguent des informations, vraies ou fausses, pour marquer des points auprès des médias ou des supporters. Mais ces informations nuisent aux personnes qui travaillent au club et même à ceux qui les ont divulguées. Dans ces conditions, le club n’avancera jamais dans ses livres. »
Olivier Renard, ancien directeur sportif du RSC Anderlecht
Le manque de confiance du conseil d’administration est également pointé du doigt. Renard évoque notamment le licenciement surprise de Dries Belaen, chef du service de recrutement, dont il n’a pas été informé. Peu de temps après, il a découvert dans la presse la nomination de David Verwilghen (anciennement à La Louvière) au même poste.
« Avant la période des transferts hivernaux, le club a décidé de licencier Dries Belaen, le chef du service de recrutement, sans m’en informer. Peu de temps après, j’ai lu dans la presse que David Verwilghen (arrivé de La Louvière, ndlr) avait signé un contrat en tant que nouveau responsable du recrutement. Pensez-vous que c’est une marque de confiance ? Moi non. »
Olivier Renard, ancien directeur sportif du RSC Anderlecht
L’ancien directeur sportif révèle également avoir appris, par l’intermédiaire d’un agent immobilier, que le club avait mandaté une société de chasse de têtes pour trouver son successeur. Un épisode particulièrement révélateur, selon lui, illustré par un échange avec le PDG Kenneth Bornauw.
« Un jour, le PDG Kenneth Bornauw est assis dans mon bureau et il reçoit un message WhatsApp de Michael Verschueren. Il décide de le lire à haute voix : « Oli, Michael vient de m’envoyer un profil idéal, il dit que tu le connais peut-être. » Et il me donne le nom : Antoine Sibierski. Je souris et réponds : « Kenneth, je pense qu’il lui sera difficile de renforcer notre équipe, puisqu’il n’a que cinq ans de plus que moi. Et qu’il est une option pour me succéder… » »
Olivier Renard, ancien directeur sportif du RSC Anderlecht