Home Sports Dans quelle mesure la boxe à mains nues est-elle sûre alors qu’elle se bat pour attirer le grand public ?

Dans quelle mesure la boxe à mains nues est-elle sûre alors qu’elle se bat pour attirer le grand public ?

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La boxe à mains nues, en plein essor, suscite des interrogations sur sa dangerosité. Une étude récente tend à nuancer les craintes, révélant des taux de commotions cérébrales inférieurs à ceux observés en boxe avec gants ou en arts martiaux mixtes, mais un risque accru de lacérations.

Contrairement aux idées reçues, la boxe à mains nues ne serait pas plus brutale que la boxe traditionnelle, selon les experts. « Les combattants doivent protéger leurs mains. Ils ne peuvent pas frapper avec autant de force », explique Tétreault. Les combats de Bare Knuckle Boxing (BKB) et de BKFC (Bare Knuckle Fighting Championship) se déroulent sur une durée plus courte que les combats de boxe avec gants : un maximum de six rounds de trois minutes pour le BKB, et des rounds de deux minutes pour le BKFC, contre un maximum de douze rounds de trois minutes en boxe professionnelle.

Une étude menée en 2025 par l’Association of Ringside Physicians (ARP) auprès de 2 000 combattants de BKB et de BKFC a comparé les taux de blessures à ceux enregistrés en boxe avec gants et en arts martiaux mixtes. Les résultats indiquent un pourcentage de commotions cérébrales plus faible en boxe à mains nues (5 % en BKFC et 4,76 % en BKB) qu’en boxe avec gants (12 %) et en MMA (14,7 %). En revanche, le taux de lacérations est significativement plus élevé en boxe à mains nues (34,3 % en BKFC et 35,9 % en BKB) qu’en boxe avec gants (8,7 %) et en MMA (13,5 %).

Le Dr Louis Durkin, président de l’ARP et médecin de points pour le BKB, a partagé ces données, soulignant l’importance de considérer la durée des combats. Tétreault insiste sur ce point : « La différence réside dans le nombre de coups portés, pas dans la force des coups eux-mêmes. »

Cependant, le neurochirurgien consultant Peter Hamlyn tempère ces conclusions, soulignant le manque de données globales sur la boxe à mains nues. « Frapper quelqu’un avec la même puissance avec un poing non protégé délivre plus d’énergie à la tête, et donc potentiellement plus de lésions cérébrales », explique-t-il. Il nuance toutefois : « Mais il faut tenir compte de nombreux facteurs, comme la douleur aux mains qui incite les combattants à se retenir, ainsi que le nombre de coups et de rounds. Au final, il est difficile de tirer des conclusions définitives. »

Hamlyn souligne également la difficulté d’évaluer les lésions cérébrales à long terme. « Le problème est que ces données n’apparaissent qu’à un âge avancé », précise-t-il.

À ce stade, Griggs insiste sur l’éthique sportive : « Chercher délibérément à provoquer une lésion cérébrale pour gagner un combat est inacceptable. »

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