Home Économie De nouvelles directives fédérales relèvent la barre en matière d’éligibilité au crédit d’impôt pour les énergies propres

De nouvelles directives fédérales relèvent la barre en matière d’éligibilité au crédit d’impôt pour les énergies propres

0 comments 20 views

Publié le 20 février 2026. Les nouvelles directives du Trésor américain et de l’Internal Revenue Service (IRS) introduisent des critères plus stricts pour l’éligibilité aux crédits d’impôt pour les énergies propres, en mettant l’accent sur l’origine des composants et des intrants.

  • Les projets d’énergie propre et leurs composants pourraient perdre l’accès à des crédits d’impôt majeurs s’ils bénéficient d’une « aide matérielle » provenant d’entités étrangères interdites.
  • Ces restrictions concernent trois incitations fiscales clés : le crédit pour la production d’électricité propre (section 45Y), le crédit d’investissement en électricité propre (section 48E) et le crédit pour la production manufacturière avancée (section 45X).
  • Des règles provisoires sont en place pour éviter les retards, permettant aux entreprises d’utiliser des hypothèses standardisées en attendant la publication de réglementations plus détaillées.

Washington – Le Département du Trésor et l’Internal Revenue Service (IRS) ont publié le 12 février 2026 un avis 2026-15 qui redéfinit les conditions d’accès aux crédits d’impôt pour les énergies propres, tels qu’ils ont été établis par la loi One, Big, Beautiful. Cette nouvelle réglementation vise à renforcer la sécurité de la chaîne d’approvisionnement et à limiter l’influence de certains pays sur le secteur des énergies renouvelables.

Au cœur de ces nouvelles directives se trouve la notion d’« aide matérielle ». Si un projet d’énergie propre ou un de ses composants reçoit une aide significative d’une entité étrangère interdite, il risque d’être déclaré inéligible à certains crédits fiscaux, même s’il satisfait à toutes les autres exigences techniques et opérationnelles. Cette approche marque un changement majeur, car elle ne se limite plus à évaluer ce qu’un projet produit, mais aussi comment et où ses intrants essentiels sont obtenus.

Les restrictions s’appliquent à trois incitations majeures qui soutiennent les investissements dans les énergies propres et le secteur manufacturier : le crédit pour la production d’électricité propre (section 45Y), le crédit d’investissement en électricité propre (section 48E) et le crédit pour la production manufacturière avancée (section 45X). Ces crédits sont essentiels au développement de la production d’électricité, des technologies de stockage d’énergie et de la fabrication nationale de composants éligibles.

Pour déterminer l’éligibilité, les entreprises devront calculer un « ratio des coûts d’assistance matérielle », qui évalue la part des coûts d’un projet ou d’un composant attribuable à des sources étrangères interdites. Si ce ratio dépasse les seuils autorisés, le crédit fiscal pourrait être annulé. Les détails concernant les entités étrangères interdites et les seuils précis seront précisés dans les réglementations à venir.

Conscients des délais que pourrait entraîner l’attente de réglementations définitives, le Trésor et l’IRS ont mis en place des règles provisoires. Ces règles permettent aux entreprises d’appliquer des hypothèses standardisées et des méthodologies de protection pour évaluer leur conformité, évitant ainsi une analyse exhaustive de chaque composant. L’objectif est de fournir un cadre opérationnel pendant la période de transition, en attendant la publication de directives plus détaillées.

Le calendrier est également crucial. Pour les installations de production d’électricité et les technologies de stockage d’énergie, ces règles provisoires s’appliquent aux projets dont la construction débute après le 31 décembre 2025. Pour les fabricants réclamant le crédit de l’article 45X, elles s’appliquent aux composants vendus à partir des années d’imposition débutant après le 4 juillet 2025, date d’entrée en vigueur de la loi One Big Beautiful Bill.

Le Trésor et l’IRS prévoient de publier prochainement des propositions de réglementation qui définiront plus précisément les entités étrangères interdites, affineront la mesure de l’aide matérielle et introduiront des tableaux de protection mis à jour. Les entreprises sont encouragées à soumettre leurs commentaires sur les lacunes potentielles, les stratégies d’évitement et autres questions techniques.

Pour les développeurs et les fabricants d’énergies propres, il est désormais impératif de prendre en compte les décisions relatives à la chaîne d’approvisionnement lors de l’évaluation de l’éligibilité aux crédits d’impôt. Une planification minutieuse, une transparence accrue envers les fournisseurs et une documentation rigoureuse seront essentielles pour gérer les risques liés à ces nouvelles règles.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Stephano Slack au 610-687-1600 ou taxinfo@StephanoSlack.com. Robert Radzinski, CPA, gestionnaire, peut également être contacté au 610-687-1600 ou rradzinski@stephanoslack.com.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.