Le parti travailliste britannique envisage de nouvelles réglementations strictes sur l’accès des adolescents aux réseaux sociaux, allant jusqu’à une éventuelle interdiction pour les moins de 16 ans. Le chef du parti, Keir Starmer, a souligné la nécessité d’agir rapidement pour protéger les jeunes des effets néfastes de ces plateformes.
Lors d’une intervention ce matin, Keir Starmer a affirmé que des lois plus contraignantes seraient mises en place pour encadrer l’utilisation des réseaux sociaux par les adolescents. Il s’est toutefois déclaré ouvert à différentes approches, sans exclure une interdiction totale, à l’instar de ce qui a été mis en œuvre en Australie.
Une des pistes envisagées consiste à limiter les fonctionnalités qui favorisent l’addiction, notamment le défilement infini – ou « doomscrolling » – qui maintient les utilisateurs rivés à leurs écrans. « Nous avons pris les pouvoirs nécessaires pour pouvoir agir en quelques mois, et non en quelques années », a déclaré Starmer. « Nous devons également agir très rapidement, non seulement en ce qui concerne le problème de l’âge, mais également en ce qui concerne les appareils et les applications qui effectuent une sorte de défilement automatique, le collage constant sur la machine que vous ne pouvez jamais arrêter de faire défiler. »
Dans un article publié sur son blog Substack, Starmer a précisé les mesures qui pourraient être adoptées à l’issue de la consultation en cours. Parmi celles-ci figurent :
- L’instauration d’un âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux, une mesure que le parti travailliste promet de mettre en œuvre « dans les prochains mois », contrairement aux conservateurs qui ont mis plusieurs années à adopter la loi sur la sécurité en ligne.
- La restriction de certaines fonctionnalités jugées nocives pour le bien-être des enfants, telles que le défilement sans fin et la lecture automatique.
- La limitation de l’accès aux réseaux privés virtuels (VPN) pour les enfants, afin de rendre plus difficile le contournement des restrictions d’âge.
« Tout cela est conçu pour donner la priorité au bien-être des enfants », a insisté Starmer.
Par ailleurs, le Premier ministre a exprimé sa confiance envers Josh Simons, le ministre en charge d’une enquête sur des journalistes, malgré les controverses suscitées par cette affaire. Un porte-parole de Downing Street a souligné que les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier « sans crainte ni faveur ».
Enfin, des questions ont été soulevées concernant la nomination d’Antonia Romeo au poste de secrétaire du cabinet, suite à une plainte datant de 2017 concernant son comportement lorsqu’elle travaillait au ministère des Affaires étrangères. Le porte-parole du Premier ministre a défendu Romeo, la qualifiant de « leader exceptionnelle » et soulignant qu’il n’y avait « aucun cas à répondre » suite à l’enquête.