Publié le 2025-10-25 05:36:00. Le premier long-métrage d’animation en stop-motion entièrement mexicain, « Je m’appelle Frankelda », sort ce jeudi 23 octobre, porté par l’influence de Guillermo del Toro.
- « Je m’appelle Frankelda » est le tout premier film mexicain réalisé entièrement en stop-motion.
- Le film, qui rend hommage à l’écrivaine Mary Shelley, explore l’émancipation féminine et artistique au Mexique au XIXe siècle.
- Le soutien de Guillermo del Toro a été déterminant pour surmonter les obstacles de production et de distribution.
Après plusieurs annonces, « Je m’appelle Frankelda » arrive enfin dans les salles obscures ce jeudi 23 octobre. Ce film, qui se veut une alternative aux standards hollywoodiens, marque une étape significative pour l’animation nationale en étant le premier long-métrage mexicain entièrement conçu avec la technique du stop-motion. Il s’agit également des débuts au cinéma pour les frères Arturo et Roy Ambriz, les réalisateurs.
Ces derniers ont souhaité faire de cette œuvre un manifeste de l’identité et de la créativité locales, s’éloignant des conventions pour proposer une expérience résolument mexicaine, tant dans son esthétique que dans la construction de ses personnages et de son récit.
L’intrigue de « Je m’appelle Frankelda » nous transporte au Mexique au XIXe siècle. Elle suit le parcours de Francisca, une jeune femme aspirant à devenir écrivaine. Cependant, confrontée au machisme ambiant et à la réprobation des expressions artistiques de l’époque, elle est contrainte de refouler son talent. Le film s’inspire de la figure de Mary Shelley, auteure de « Frankenstein », qui, comme l’héroïne, a dû surmonter de nombreux obstacles pour voir ses œuvres publiées. Frankelda réapparaît alors sous forme de fantôme pour raconter les histoires qu’elle n’a pu partager de son vivant.
La production a nécessité quatre années de travail acharné, parsemées d’obstacles budgétaires et de distribution. C’est dans ce contexte que le réalisateur oscarisé, connu pour des œuvres telles que « Le Labyrinthe de Pan » et « Pinocchio », Guillermo del Toro, a apporté son soutien crucial. Son influence a été fondamentale, allant des conseils prodigués quotidiennement lors d’appels vidéo depuis mars, jusqu’à son intervention pour finaliser cette dernière étape complexe de distribution.
Le processus de fabrication du film se distingue par son caractère artisanal. Pour donner vie à l’histoire, 140 marionnettes et 50 décors différents ont été méticuleusement créés à la main par une équipe entièrement mexicaine.
« Je m’appelle Frankelda » est désormais à découvrir en salles. Ses créateurs invitent le public à soutenir ce projet national et à se rendre en salles pour le premier week-end d’exploitation.