Publié le 13 février 2024 16:42:00. Le revers à une main, autrefois incontournable au tennis, devient une rareté sur les courts professionnels. Le Canadien Denis Shapovalov, actuellement 40e mondial, explique pourquoi ce coup emblématique est de plus en plus délaissé, tout en rendant hommage à son modèle, Roger Federer.
- Le revers à une main offre puissance et créativité, mais manque de la stabilité du revers à deux mains.
- L’évolution du jeu vers plus de rapidité et d’intensité favorise le revers à deux mains.
- Roger Federer reste une source d’inspiration pour de nombreux joueurs, dont Shapovalov, qui a choisi ce coup en grande partie grâce à lui.
Dallas, Texas – Le revers à une main, un geste autrefois synonyme d’élégance et de panache sur les courts de tennis, est en voie de disparition. Denis Shapovalov, 40e joueur mondial, a partagé son analyse sur cette tendance lors du tournoi de Dallas, où il défend son titre et a déjà atteint les quarts de finale, se préparant à affronter Alexandre Davidovitch Fokina.
Selon Shapovalov, le revers à une main possède des atouts indéniables.
« D’une certaine manière, c’est un avantage : avec un revers à une main, il est possible de générer plus de puissance, de viser des angles plus aigus et d’avoir un jeu plus créatif. »
Denis Shapovalov, joueur de tennis
Cependant, il reconnaît que le tennis moderne exige une plus grande stabilité, un avantage que procure le revers à deux mains.
L’augmentation du rythme du jeu est également un facteur déterminant. Le revers à deux mains offre une base plus solide pour répondre aux frappes puissantes et rapides de l’adversaire. Shapovalov explique :
« Le tennis moderne privilégie de plus en plus la stabilité d’un revers à deux mains et privilégie le jeu sur le coup droit. Le rythme du jeu s’est intensifié. Avoir deux mains sur le revers apporte un réel atout. C’est pourquoi, aujourd’hui, le revers à une main se fait de plus en plus rare. »
Denis Shapovalov, joueur de tennis
Avec une pointe d’humour, le joueur canadien attribue même une part de responsabilité à une légende du tennis : Roger Federer.
« C’est certainement l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai opté pour un revers à une main. »
Denis Shapovalov, joueur de tennis
Il avoue avoir grandi en observant le jeu de Federer et en souhaitant imiter son style.
L’avenir du revers à une main reste incertain. Si certains joueurs continuent de le pratiquer, comme Shapovalov, sa rareté croissante témoigne d’une évolution du tennis vers un jeu plus puissant et plus axé sur la stabilité. Le tournoi de Dallas offre ainsi un aperçu de cette mutation, avec Shapovalov qui continue de défendre son titre et de représenter un style de jeu en voie de disparition.