Des recherches récentes menées par l’Université de Stanford révèlent que les difficultés en mathématiques chez les enfants pourraient être liées à un fonctionnement cérébral différent, et non pas à un simple manque d’apprentissage. L’étude, publiée dans le Journal des neurosciences, ouvre de nouvelles perspectives sur les raisons pour lesquelles certains élèves peinent à maîtriser les nombres.
L’étude a consisté à demander à des élèves d’organiser des nombres par ordre de grandeur. Les chercheurs ont constaté que les enfants présentant des faiblesses en mathématiques avaient plus de difficultés à adapter leur stratégie face à des problèmes nouveaux. En mesurant l’activité cérébrale, ils ont observé que les zones responsables de la surveillance et de l’ajustement du comportement étaient moins actives chez ces enfants.
Ces différences étaient suffisamment marquées pour permettre de prédire, grâce à l’analyse de l’activité cérébrale, si un enfant rencontrerait des difficultés en mathématiques. Selon les chercheurs, ces déficiences pourraient s’étendre à des capacités cognitives plus larges, notamment le suivi de l’exécution des tâches et l’adaptation du comportement pendant l’apprentissage.
L’étude confirme également une hypothèse antérieure : le centre de récompense du cerveau est moins actif chez les enfants qui éprouvent des difficultés en mathématiques.
Ces découvertes interviennent alors que les performances des élèves allemands en mathématiques sont jugées moyennes. Selon la dernière étude PISA, réalisée en 2022, les jeunes Allemands de 15 ans ont obtenu un score de 475 points, en baisse par rapport à 2019. Environ 70 % d’entre eux atteignent le niveau de compétence de base, mais seulement 9 % figurent parmi les élèves les plus performants. L’Allemagne se situe ainsi dans la moyenne des pays de l’OCDE.